Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Texte libre





Je me présente à vous non pour témoigner avec la sempiternelle compassion des vedettes du grand bal presque trentenaire de l'UMP-S mais pour agir sur le terrain, défendre nos valeurs et construire l'avenir de vos enfants en Anjou.

L'Anjou mérite un renouvellement du paysage politique...des familles politiques. Il faut laisser tomber le rouge-à-lèvre et réinvestir la politique de sa fonction première : protéger le peuple contre les grands malheurs publics plutôt que de s'échiner à lui fabriquer du bonheur privé. Ce propos n'est pas flatteur, mais il est du devoir de l'homme public respectueux de sa nation de dire ce qui ne va pas et surtout d'agir sur les causes, pas de maquiller les symptômes !


En effet, ma conviction profonde est que la droite bisounours nous conduit tout droit vers le socialisme. C'est pourquoi, il faut que la France rurale, patriote et républicaine soit représentée à l'assemblée pour pouvoir peser dans les trop rares débats qui s'annoncent pour les 5 prochaines années, N. SARKOZY ayant rejetté par avance toute idée de referendum et de proportionnelle.

Je suis le candidat de la relève et du courage pour légiférer sur l'éducation, la justice, la défense, contrôler l'action du gouvernement et garantir une ligne politique claire autour de quelques engagements forts, des choix, une hiérarchie de valeurs :
- la Famille plutôt que le mariage homosexuel
- la France des terroirs plutôt que les technocrates de Bruxelles
- la République plutôt que les communautarismes

Le 10 juin, votre voix compte pour la France.
Elle est votre propriété, elle est ma priori
té.Rédacteur Agoravox

Ecrivez-moi

Texte libre



Elu député du Haut-Anjou je m'engage
à forcer le gouvernement à appliquer un programme de droite pour redresser notre pays. Voici le cap politique que je défendrais à l'Assemblée Nationale :


Lancer une politique de codéveloppement ambitieuse avec l'Afrique pour stopper le drame de l'immigration
La France n'a plus les moyens d'accueillir de nouveaux immigrés : elle n'a pas d'autre choix que celui de l'immigration stoppée. En amont, il faut mettre en place une politique de codéveloppement des pays du Tiers-Monde. En aval, une politique de fermeté et de francisation des populations installées sur notre sol.

Promouvoir une grande politique familiale et éducative
Premier cadre d'éducation, de protection et d'entraide, les familles assurent une mission d'intérêt national qui n'est plus valorisée à la hauteur de leur contribution à la stabilité de la société qu'elles étayent avec l'État et l'école. Redonner aux familles la place qui leur est due (les droits) et les rappeler à leurs responsabilités (les devoirs) s'imposent comme une des grandes priorités politiques pour les années à venir.

Promouvoir l'Europe des patries sans la Turquie
La victoire du non au référendum a permis de stopper la fuite en avant de l'Union européenne. Enfermés dans leur schéma fédéraliste, les partisans de la Constitution européenne sont aujourd'hui incapables d'imaginer une autre voie pour l'Europe. Nécessaire pour affronter certains grands défis du XXIe siècle, tels la politique de l'énergie, le codéveloppement ou la lutte contre les réseaux mafieux transnationaux, elle doit pourtant impérativement être relancée. Avant de négocier
avec ses partenaires une charte encadrant strictement l'Union européenne, la France doit provoquer un électrochoc.

Faire appliquer le principe « plus de travail, moins d'impôts »
Entre la mondialisation sauvage et le carcan fiscal et réglementaire qui pèsent sur elles, les entreprises ne sont pas en mesure de s'épanouir. La France ne manque pourtant pas
d'entrepreneurs. Il convient de protéger le travail de la mondialisation, de le libérer et de le promouvoir en privilégiant les artisans, les commerçants et les PME enracinées.

Défendre les 30 000 communes rurales et leurs terroirs
Abandonné par les gouvernements successifs, le monde rural se meurt lentement. Lui redonner sa place est une des grandes priorités de Louis.

État : unité, fermeté, sécurité
Garant du caractère indivisible de la République, l'État est un pilier essentiel. Une nation sans État, c'est le patriotisme qui s'étiole ou, au contraire, s'exacerbe. Rétablir son autorité, c'est rétablir son unité (face au communautarisme), sa fermeté (face aux féodalités syndicales), l'autorité de ses lois,
qui doivent être mises en oeuvre par une administration efficace et sanctionnées par une justice équitable.
11 mai 2007 5 11 /05 /mai /2007 22:13
Après l’élection, tout reste à faire Par Thierry Boutet

Les conditions de la victoire de Nicolas Sarkozy changent la donne politique. Mais rien n’est joué pour la France. L’avenir de notre pays ne dépend pas des talents d’un homme. Il dépend bien davantage de notre ferveur, de notre prudence et de notre courage.



LA NETTE VICTOIRE de Nicolas Sarkozy permettra-t-elle de sortir la France de l’ornière ? La France sera-t-elle « de retour en Europe » et... dans le monde, comme le nouveau chef de l’État l’a dit au soir de sa victoire ? La réponse est en partie dans les causes qui ont permis cette victoire, mais en partie seulement. Il dépend aussi de nous, chrétiens, de peser sur le cours des événements.

Renversement de tendance

À plus d’un titre, cette élection rompt avec les précédentes. Dans un excellent essai paru en 2006, La Cinquième République en débat (Droit et cité), le professeur de droit Michel de Villiers (sans rapport avec son homonyme Philippe) constatait qu’au regard des indicateurs électoraux, la Ve République donnait des signes de fatigue. La baisse du cumul des suffrages des deux candidats arrivés en tête au premier tour dans les élections précédentes était inquiétante. De 76,5 % en 1965 ce cumul était passé en 2002 à 36,7 % des suffrages exprimés, soient moins de 24,5 % des électeurs !

Jacques Chirac qui fut le président de la République le mieux élu dans une configuration particulière de second tour en 2002 (82,2 %, soit 62 % des inscrits) a été l’hôte de l’Élysée le moins bien élu de l’histoire de la Ve au premier (19,88, soit 13,7 % des inscrits).

Autant dire que le Président n’avait à peine plus de soutien dans l’opinion que les syndicats qui représentent 8 % des travailleurs. On comprend la prudence qui fut la sienne à engager des réformes sociales et économique dans ces conditions. Il n’avait pas de base populaire malgré une image qualifiée de « sympathique » par beaucoup de Français. Chirac le « sympathique » était un nain démocratique.

La donne est totalement différente pour Nicolas Sarkozy. Il fait un score très élevé au premier tour : 25,7 % (31,3 des suffrages exprimés) comparable à celui de Valéry Giscard d’Estaing en 1974 et identique à celui de François Mitterrand en 81. Les résultats du second le rapprochent de ceux du général de Gaulle. Nicolas Sarkozy est peut-être détesté par un grand nombre, il est un candidat très bien élu avec un taux de participation record qui ajoute du relief à sa victoire.

Une nouvelle voie

Les causes de son succès sont sans doute à chercher dans la personnalité du candidat. Il est, disent ses amis, à la fois clair, brillant, convaincant, loyal et direct. Le style « Sarkozy », n’est pas pour rien dans son succès. C’est le moins qu’on puisse dire : son ambition est « transparente ». Cette ambition séduit une France qui manifestement cherche à sortir de la sinistrose, veut retrouver sa vitalité d’antan, acceptant de renoncer à l’assistanat en tout genre et au fonctionnaire faussement gratuit pour tous.

Après un François Mitterrand de gauche qui a roulé à droite et un Jacques Chirac de droite qui a roulé à gauche, le nouveau Président incarne aujourd’hui « la France qui gagne », pour qui « tout devient possible ». Il représente aussi une droite qui a fait sa mue idéologique et qui cesse d’être complexée par les thuriféraires de la pensée unique. Même la gauche salue l’homme qui a su reprendre des voix à Le Pen.

Laurent Fabius disait en son temps que le président du Front national posait les bonnes questions, mais donnaient de mauvaises réponses. Si l’on en juge par les reports de voix et le peu de goût pour l’abstention des troupes du FN au second tour, Nicolas Sarkosy est le premier à avoir donné à une grande partie des électeurs de Jean Marie Le Pen des réponses qui leur paraissent satisfaisantes ; au point que la fille du vieux candidat, Marine, trouve cela « injuste » !

Le relatif échec de François Bayrou, lâché par une très grande partie, sinon la totalité, de ses appuis parlementaires, s’explique sans doute aussi pour cette raison. En se positionnant à la gauche de la droite et à la droite de la gauche, le président de la future ex-UDF est probablement apparu à de nombreux électeurs comme ayant une décennie de retard. L’heure n’est plus à la cohabitation, fut-elle d’un nouveau genre. Les électeurs qui boudaient et votaient contre le système en choisissant les extrêmes n’ont pas choisi ce révolutionnaire du centre. Ils se sont portés sur les deux grands partis parlementaires, se disant sans doute que seuls ces partis avaient les clefs du succès et qu’il fallait un chef.

Comme nous le faisait remarquer Jean-Frédéric Poisson, maire UMP-FRS de Rambouillet, les électeurs ont manifestement choisi entre deux conceptions de la politique. L’une avec Nicolas Sarkozy où le Président fixe les objectifs, annonce les moyens et demande à être jugé sur les résultats ; l’autre avec Ségolène Royal où le chef de l’État fait jaillir la décision du collectif. Cette méthode de gouvernement peut être légitime lorsque tout va bien, que le pacte social repose sur une unité de valeurs morales cohérentes, mais devient évidemment dangereuse lorsque l’on doit piloter au milieu des dangers.

La perception de la crise qu’ont les Français les ont probablement conduits à choisir plus ou moins consciemment celui qui paraissait le plus directif et le plus clair sur les objectifs et les moyens.

Ségolène Royal aura eu au moins le mérite de permettre un choix très différencié de ce point de vue. En poussant jusqu’à la caricature sa méthode participative, elle a sans doute déclenché, à gauche et au-delà, une inquiétude dont elle a minimisé la profondeur. Les débats du second tour n’auront fait que l’enfoncer dans l’opinion. Sa « pugnacité », et ses manœuvres politiciennes se retournant contre celle qui voulait se présenter comme une femme et une mère intègre, à l’écoute de chacun.

L’avenir à moyen terme

Pour autant Nicolas Sarkozy a-t-il un boulevard devant lui comme Napoléon devenant premier Consul ? La France est-elle sauvée ? Rien n’est moins sûr. De nombreux obstacles l’attendent (voir ici l’analyse de François de Lacoste Lareymondie). Évoquons-les rapidement, sous l’angle des causes de la victoire du nouveau chef de l’État.

Déçus de la politique conduite en France depuis trente ans, les Français n’ont cessé d’envoyer des messages négatifs à la classe politique. Élections après élections, ils ont sortis les sortants. Élections après élections, ils ont voté pour les candidats qui dénoncent le régime, à droite comme à gauche. Élections après élections, ils ont été de plus en plus nombreux à bouder les urnes. Faute d’avoir été entendus, ils ont changé leur fusil d’épaule le 6 mai, et décidé de jouer la carte parlementaire et démocratique. Mais le fusil demeure chargé.

Si Nicolas Sarkozy ne change pas rapidement la donne et le climat politique, gare à la casse. Il est probable que le nouveau Président aura sa majorité parlementaire, malgré le grand nombre probable de primaires. Mais l’an prochain, il y aura des élections locales. Celles-ci peuvent être un désaveu cinglant si les premiers résultats ne sont pas là.

La gauche, l’extrême gauche, le centre, l’extrême droite sont déconfites. Les législatives peuvent nuancer le diagnostic. Mais il serait paradoxal qu’elles modifient substantiellement la donne. Ce n’est pas à court terme, que réside le danger. Les banlieues vont se calmer. L’homme qui est au pouvoir a été ministre de l’Intérieur et connaît la musique. En revanche la recette libérale qu’il préconise peut ne pas prendre. Dans ce cas, tout peut arriver.

Le risque

Cette éventualité nous ne pouvons l’écarter même si l’on peut se réjouir que le nouveau Président adopte aujourd’hui un vocabulaire et des sentiments qui sont aussi les nôtres : « J’éprouve, dit-il au soir de son élection, depuis mon plus jeune âge la fierté indicible d’appartenir à une grande, vieille, très vieille, et belle nation, la France. Je l’aime comme on aime les êtres chers qui nous ont tout donné. » Nous apprécions aussi qu’un Président veuille « réhabiliter le travail, l’autorité, la morale, le respect », qu’il souhaite « remettre à l’honneur la nation et l’identité nationale ».

Nous applaudissons son refus de l’intolérance et du sectarisme dont ses adversaires n’ont pas su se garder. Nous souscrivons à son vœu d’une majorité « ouverte », et qu’il donne à ses lieutenants des consignes d’humilité et de modestie dont lui même a témoigné lors de son débat télévisé avec Ségolène Royal. Nous partageons son souci de l’écologie, son dessein méditerranéen, son souhait de rassurer ceux qui craignent non sans raison que l’Europe soit le cheval de Troie des menaces que portent en elles les transformations du monde, et qu’enfin il parle d’amitié à propos de l’Amérique.

Mais lorsqu’un homme est porté par une telle dynamique électorale, lorsqu’il soulève une espérance nouvelle, lorsqu’il revendique haut et fort des principes élevés, lorsqu’il se donne des airs d’homme providentiel, il ne faut pas décevoir le peuple français.

Notre responsabilité

Pour redonner à la France l’amour d’elle même, l’action politique ne suffira pas. La puissance américaine — bien mal utilisée peut-être — n’est pas seulement due à la puissance du dollar et à sa technologie. Elle est aussi le résultat d’un profond réveil de la partie la plus profonde du peuple américain. Après le doute des années 70, celui-ci s’est remis à croire majoritairement en la vie, en sa beauté, à sa dimension sacrée, au rêve américain. Cette conversion de l’opinion – car c’en est une –, ne s’est pas faite toute seule. Les chrétiens, il n’est pas bien vu de le dire à Paris, en ont été des ardents artisans.

Nous aussi nous avons une responsabilité considérable dans les années qui viennent. Non pas celle de soutenir Nicolas Sarkozy, mais celle de proclamer haut et fort nos convictions. De refuser que l’on porte atteinte à ces fameux principes non négociables dont la Fondation de Service politique a été la première a parlé en France dès la publication de la Note Ratzinger. Depuis le colloque que nous avons organisé au Sénat sur ce thème en 2003, la question de leur respect dans le cadre d’un choix électoral a fait débat ; et c’est une bonne chose. En politique, nous disons oui au pluralisme mais non au relativisme, et nous devons nous engager fortement dans un combat spirituel et culturel qui est le soubassement indispensable de l’action politique.

Le sens de notre combat


Le 6 mai les cartes ont été redistribuées. Nous avons une bonne main. Il faut maintenant poursuivre. L’Église de France par la voix de ses évêques s’est prononcée plus qu’à l’habitude au cours de cette très longue campagne électorale et c’est heureux. Mais c’est à nous laïcs de monter en première ligne. Nous avons voté, nous revoterons pour les législatives, mais nous ne serons pas pour autant quittes de notre engagement politique. Dans une certaine mesure, tout scrutin est accidentel. Rapidement, très rapidement de graves questions vont se poser et pas seulement d’ordre économique et social : celle du mariage, de l’euthanasie, de la bioéthique. Sur ces sujets qui relèvent directement du Décalogue, nous devons intervenir comme nous l’avons fait.

Pour que la France se relève durablement elle n’a pas seulement besoin de redresser ses comptes sociaux et de retrouver le chemin d’une vraie croissance. Il faut aussi qu’elle retrouve le sens du respect du plus petit, de l’homme blessé et mourant, le sens de la vraie liberté qui est d’abord intérieure, mais qui n’est pas un droit absolu, sans devoir.

Des forces puissantes vont jouer en sens contraire. La culture de mort est à l’œuvre autant dans le libéralisme que dans le socialisme. Nous sommes porteurs d’une culture de vie. Nous devons en être les témoins résolus au cœur des débats politiques.

C’est le sens du combat de la Fondation de Service politique. Nous partageons cet amour avec d’autres. La prière nous unit, quels qu’aient été nos votes, l’action doit nous rassembler.

Dés demain nous allons entrer dans la bataille des législatives. Nous soutiendrons ls candidats qui entendront le message de la culture de vie. Nous ne soutiendrons pas les candidats qui font de la remise en cause des principes non négociables de la vie commune une motivation essentielle de leurs engagements publics, et un trait particulier de leur positionnement politique. Il n’y a pas de vote catholique, mais il y a une attitude catholique en politique. Elle écoute avec bienveillance les promesses qui lui sont faites. Mais elle ne se paye pas de mots. Avec réalisme et lucidité, avec discernement et en prudence, nous sommes capables d’arbitrer en tenant compte des circonstances locales.

À tous les candidats qui maintenant vont se présenter nous allons nous adresser dans les jours qui viennent en leur disant qu’il ne suffit pas d’appartenir à la majorité présidentielle pour que nous votions pour eux.

Et à tous nos amis, nous donnons rendez-vous sur le site de Libertepolitique.com pour continuer le combat au service de la France.


Pour la Fondation de service politique,
Thierry Boutet
Repost 0
Published by LHC2 - dans Les Débats
commenter cet article
11 mai 2007 5 11 /05 /mai /2007 20:17

Cela existe, mais en Italie ! La sénatrice Paola Binetti sera en tête de la manifestation de demain, le Family Day. Elle s'en explique :

Pb "Je suis une catholique entrée en politique sans renoncer à mes valeurs et à mes convictions".

Elle estime que le projet de Pacs italien (Dico) est "potentiellement déstabilisant pour la famille qui se retrouve en concurrence avec d'autres modèles".

Les organisateurs espèrent que la manifestation rassemblera plus de cent mille personnes.

Repost 0
Published by LHC2 - dans Les Débats
commenter cet article
8 mai 2007 2 08 /05 /mai /2007 13:37

Communiqué de Gaylib (ou la branche "homo" de l'UMP) :

"Avec toute l’équipe de GayLib, je voulais vous dire combien nous sommes heureux de la victoire de Nicolas Sarkozy. [...] Gays, lesbiennes ou gayfriendly vous avez compris la portée et la sincérité des projets proposés par Nicolas Sarkozy. [...] Cette victoire donne également à GayLib une responsabilité particulière, celle d’accompagner la mise en oeuvre des engagements qui ont été pris durant la campagne, à commencer par la mise en oeuvre de l’Union dès la session parlementaire d’automne."

Repost 0
Published by LHC2 - dans Les Débats
commenter cet article
3 mai 2007 4 03 /05 /mai /2007 17:24

L'avant-projet de budget européen présenté hier par la Commission européenne pour l'année 2008 marque un tournant. Pour la première fois, les dépenses agricoles cèdent en effet la première place dans l'enveloppe communautaire. La commissaire Dania Grybauskaité a indiqué :

"Davantage de crédits sont désormais disponibles pour les politiques axées sur le progrès économique."

Sur les 129,2 Md€ prévus en crédits d'engagement (soit une progression de 2% par rapport à 2007), les financements attribués à la politique agricole commune et à la ruralité, resteront stables, à 56,3 Md€. En revanche, les dépenses destinées à la recherche, aux aides régionales, aux réseaux de transports, ou à la formation, atteindront au total 57,2 Md€, en hausse de 4,2 % sur un an. La préparation du budget 2008, qui doit être approuvé par le Parlement européen et le Conseil d'ici décembre, intervient alors que la Commission commence à réfléchir à la remise à plat des finances communautaires, décidée par les gouvernements en 2005 pour l'horizon 2008-2009.

En principe, les dépenses affectées à la politique de soutien des prix agricoles sont gelées jusqu'en 2013, en vertu d'un accord entre MM. Chirac et Schröder. Mais le rééquilibrage du budget doit mettre un terme à la prépondérance de la politique agricole, dont la France demeure la principale bénéficiaire.

Repost 0
Published by LHC2 - dans Les Débats
commenter cet article
3 mai 2007 4 03 /05 /mai /2007 15:09
Aux élus et futurs élus de la République

Si je suis élu député,

Je serais le représentant de la Nation, la France, qui a rejeté par référendum la ‘‘Constitution européenne''.

Pourtant dans le monde politique, on prétend savoir mieux que les Français ce à quoi ils ont dit Non. Et l'on s'apprête quand même à la ratifier, en bloc ou saucissonnée, en entier ou condensée, sous le même nom ou sous un autre.

‘‘Mini-traité'', ‘‘traité simplifié'', ‘‘traité fondamental de base'' : les Français comprennent surtout qu'ils sont traités comme des imbéciles.

Un mariage suppose le consentement mutuel. Or, le 29 mai 2005, la mariée a clairement dit Non. Rien ne n'autorise la future majorité à dire Oui à sa place.

C'est pourquoi, au-delà de mes convictions gaullistes qui m'avaient amené à voter non aux nouveaux abandons de souveraineté, je m'engage aussi à l'avenir à respecter le Non de la France, en me prononçant publiquement :

1) contre le recyclage de la ‘‘Constitution européenne'' ;

2) pour que tout nouveau traité européen soit ratifié par référendum.
Repost 0
Published by LHC2 - dans Les Débats
commenter cet article
3 mai 2007 4 03 /05 /mai /2007 14:59

Retour sur un fait de la campagne de 2007, occulté par les médias mais souligné par le post suivant de l'Observatoire de l'islamisation

    Si quelques médias ont annoncé le grand rassemblement annuel de l'UOIF, en répétant naïvement le chiffre de 150 000 personnes affiché par l'organisation paravent des Frères musulmans en France, ils se sont bien gardé de s'étendre sur un évènement qui était pourtant le plus grand meeting politique du week-end. La présence en tant qu' invité vedette de Hani Ramadan, frère de Tariq et directeur du centre islamique de Genève, gêne terriblement les médias une semaine avant l'échéance cruciale. Déclencher une polémique sur la nature islamiste de la plus grande organisation musulmane de France profiterait à coup sûr à la droite patriotique. Ni TF1, ni France 2 n'ont relevé dans leurs journaux télévisés la présence de l'islamiste qui a tenu le discours d'ouverture du congrès. Le seul candidat à relever le scandale est Philippe de Villiers, dont tous les médias télévisés avaient censuré la prise de position le vendredi 13 avril, avant de ne pouvoir faire autrement que de lui donner la parole samedi (europe1) et dimanche (France2)....   Philippe de Villiers a demandé « l'interdiction de séjour du territoire national de Mr Hani Ramadan », avec pertinence et courage il explique « Comment peut-on accepter sur notre sol celui qui, en 2002, a osé déclarer dans le quotidien Le Monde « la lapidation constitue une punition, mais aussi une sorte de purification »


   Mr Villiers reproche aussi à l'islamiste d'avoir écrit que « l'obéissance de tous les citoyens va d'abord à la loi divine[...] la charia constitue la référence normative de l'ensemble de la communauté »


   Honte aux médias français de pratiquer la censure, de pratiquer une sous information volontaire afin de torpiller les rares hommes politiques courageux. Jeudi, c'était Libération qui qualifiait d' « ignominieuse » la charte républicaine pour la construction de mosquées du MPF...en l'occurrence le respect de l'égalité homme-femme, de la liberté de changer de religion (punie de mort par la charia et jamais remise en cause par aucune université islamique dans le monde) et de la laicité (notion pourtant inconnue en islam).


En ces jours cruciaux qui détermineront la politique future de la France, j'appelle solennellement les Français à ne pas se laisser intimider par la propagande médiatique collaborationniste.


Joachim Véliocas

Repost 0
Published by LHC2 - dans Les Débats
commenter cet article
30 avril 2007 1 30 /04 /avril /2007 16:53
Voici un article trouvé sur le site de l'Observatoire du communautarisme décrivant, de façon fouillée et sans soumission au politiquement correct un phénomène grave pour le juste équilibre de la société : la famille qui nous tient tous à coeur ! Certains font d'autres choix...


L'Homosexualisme, nouvel avatar de la «libération sexuelle» et cheval de Troie du néolibéralisme

Par Véronique Hervouët, essayiste et psychanalyste. Véronique Hervouët est membre des Forums du Champ Lacanien. Elle a notamment publié "L'enjeu symbolique - Islam, christianisme, modernité" (L'Harmattan, 2004).



L'homosexualité est un phénomène aussi vieux que l'humanité et les préjugés sur elle (qui relèvent de la même prérogative phallique qui fonde la misogynie) se sont dans une large mesure effacés dans la société occidentale (1). Aussi peut-on s'interroger sur l'activisme en présence qui consiste à présenter l'homosexualité sur un mode victimaire alors même qu'elle est publiquement présentée comme un nouveau modèle. Car ça n'est pas une vue de l'esprit : le marketing, la pub, la mode, les compagnies d'assurance, les fictions-télé (pour enfants comme pour adultes, et plus particulièrement pour les adolescents), les campagnes politiques s'appliquent à flatter l'homosexualité, à l'instrumentaliser comme un argument de séduction et de vente.

Cette promotion de l'homo n'est pas seulement le fait de la communauté homosexuelle, fut-elle sur-représentée parmi les instances médiatiques et culturelles et constituées en efficaces lobbies politiques. Elle est relayée par une large fraction de sympathisants et activistes hétérosexuels dont nombre de représentants politiques, journalistiques et culturels investis d'une foi militante, vecteurs d'un puissant prosélytisme.

Prédication et inquisition

L'Homosexualisme, nouvel avatar de la «libération sexuelle» et cheval de Troie du néolibéralisme
Afin de mieux cerner le socius et qu'y pénètre plus profondément la promotion des nouveaux modèles, une stratégie coercitive et dialectique s'est constituée. Agissant sur un mode culpabilisateur qui se donne les gants vertueux des Droits de l'homme, elle consiste à exercer une pression idéologique ayant vocation à formater l'opinion publique et une menace sur la liberté de pensée qui tend à la paralyser et à la criminaliser. Cette stratégie s'inscrit dans la politique européenne dite de «défense des minorités » qui consiste à encourager les revendications identitaires (linguistiques, sexuelles, ethniques, religieuses, régionales, etc), à attiser leur dimension conflictuelle en accréditant leurs discours victimaires et en les mettant en concurrence au sein de dispositifs institutionnels (2) « anti-discriminatoires » spécifiquement conçus pour accueillir et gérer ces conflits. Méthode du pompier pyromane mise au service d'une stratégie impériale notoire (diviser pour régner), qui a pour fonction de dissoudre la citoyenneté, les solidarités politiques et sociales qui s'y attachent, en fragmentant le corps social en communautés consuméristes concurrentes.

Forts de ces puissants soutiens politiques et institutionnels, les lobbies homosexuels ne craignent pas d'exercer ouvertement leurs menaces sur la liberté de penser, parfois même sur le mode crapuleux. Par exemple par la voie du chantage à la dénonciation (banalisé sous le terme d'outing), celle de l'homosexualité de personnalités politiques afin qu'ils se déclarent publiquement tels et manifestent leur solidarité à la cause en imposant les amendements et dispositifs institutionnels adéquats pour que s'accélère la mutation de la culture et des moeurs. Voire même sur le mode de l'agression violente : manoeuvres d'intimidation sur des plateaux de télévision, pressions, violence verbale, agressions en commandos contre des auteurs critiques et leurs éditeurs (3).

La loi « anti homophobie », promulguée précipitamment à l'opportunité d'un fait divers -dont l'instruction s'est finalement soldée par un non lieu (4)-, est venue légitimer du sceau juridique ces pratiques d'intimidation, l'interdit de pensée et de débattre ainsi que le prosélytisme offensif qui caractérisent le mode opératoire homosexualiste.

Ces stratégies, qui associent l'activisme militant et les campagnes publicitaires, affichent une prédilection pour les milieux scolaires. La jeunesse adolescente et pré-adolescente, en plein éveil sexuel, présente en effet l'avantage d'un fort potentiel réceptif et constitue un vecteur de pérénité pour la cause homosexualiste.

A l'instar de représentants de commerce, des militants de la cause homosexuelle porteurs de «valises antihomophobie» (5) sont introduits officiellement dans les écoles, légitimés à empiéter sur le temps scolaire, à sensibiliser les jeunes à l'homosexualité et à la valoriser :
« Les élèves sont invités à prendre part à des débats et à des interventions sur l'identité gay, lesbienne, bi ou trans, sur la sexualité et ce qu'elle représente de plaisirs. (...) Les ressources offertes par le monde asssociatif ou les expériences d'autres pays offrent un large éventail d'exercices à faire en classe, d'interventions par de jeunes gays et lesbiennes exposant leur quotidien aux élèves et traitant de ce que représentent l'exclusion et l'injure homophobe » (6).

Des campagnes d'information d'envergure à l'attention des jeunes bénéficient du soutien et du financement publics. Notamment celles du CRIPS (7) qui, tirant opportunité des problématiques adolescentes contemporaines et du consensus politique qui entoure ses activités, outrepasse allègrement ses fonctions officielles de prévention du SIDA pour les instrumentaliser dans le sens du prosélytisme homosexuel. Nous pointerons notamment l'édition de brochures particulièrement crues, illustrées de dessins « sexuellement explicites », destinées au pré-adolescents (de 10/12 ans) qui se donnent pour mission de les mettre « sans fausse pudeur » au fait de la sexualité (masturbation, « première fois », pose du préservatif, etc) mais qui poussent aussi la sollicitude jusqu'à diriger celles et ceux qui s'interrogeraient sur leur « orientation sexuelle » vers une « Ligne Azur » (8), serveur téléphonique animé par un représentant notoire de la pornographie homosexuelle militante. Relève aussi de l'initiative et du financement publics la création d'accessoires et gadgets à but «éducatif» tel le «Manège enchanté» (dispositif «technique» consistant en une demi-douzaine de phallus multicolores dressés sur un socle de bois), qui postule à l'animation formatrice par exercices ou concours d'enfilage de préservatifs. Tandis qu'en parallèle des manoeuvres de lobbying s'emploient à réclamer une réforme des manuels scolaires permettant de légitimer par voie d'enseignement la nouvelle norme homosexualiste.

Autant de productions mentales et fantasmatiques de la sphère privée, introduites dans le champ public par voies médiatique et institutionnelle, qui ont pour vocation de générer et accélérer des mutations culturelles, civilisationnelles, en opérant au niveau de leurs structures les plus profondes, leurs fondements anthropologiques.

Ces visées s'expriment ouvertement au sein des stratégies politiques : la « gauche » s'est fait une spécialité idéologique et électorale de privilégier les revendications sociétales homosexualistes au point que leurs motions et programmes respectifs émanent des mêmes rédacteurs. Ainsi en est-il d'un groupe de travail du club de réflexion de Dominique Strauss-Kahn « A gauche en Europe » (dirigé par un adjoint de la Mairie de Paris, militant déclaré de la cause homosexuelle) qui relaie officiellement dans son programme l'intégralité des revendications militantes de l'interassociative LGTB (Lesbiennes-Gay-Transexuels-Bisexuels). Dans cette profession de foi s'exprime clairement la volonté de préparer « la reconstruction d'un projet politique adapté aux mutations de la modernité, d'une nouvelle identité face à la perte des repères collectifs anciens. (...) Il faut inventer un nouveau paradigme idéologique» (Christophe Girard, adjoint aux affaires culturelles à la Mairie de Paris, Libération 11/05/04).

Une « mutation » que nous découvrons programmée et imposée depuis plusieurs années par voie institutionnelle et médiatique : « Entre 1967 et 2001, une douzaine de grandes lois on fait passer notre pays d'un ordre post-vichyste (révérant un modèle procréateur, adulte, hétérosexuel et parfois violent) à un ordre post-soixante-huitard. Ces lois ont été adoptées au terme de débats et de combats très vifs et la question se pose de savoir dans quelle mesure elles étaient à la remorque de la demande sociétale, et également si elles n'ont pas elles mêmes produit des effets libérateurs, et en quelque sorte, imposé de nouvelles normes à des individus ou des groupes qui ne leurs étaient pas favorables ». (Janine Mossuz-Lavau, politologue et directrice de recherche au CNRS).

Pour compléter cet état des lieux, nous ajouterons que les principales motions en concurrence pour le Congrès du PS au Mans, inspirées par l'association Homosexualités et Socialisme, reprennent à leur compte les revendications du mouvement « gay ». Il n'y a t-il donc pas lieu d'être surpris que toutes les tendances du parti socialiste se soient rassemblées dans un mouvement unanime autour de cette thématique communautariste, qui évince les plus graves difficultés sociales pour présenter le plus sérieusement du monde le mariage homosexuel et l'homoparentalité comme une urgence sociale et un impératif politique.

Ce détournement des revendications sociales dans le champ sociétal (très avantageux sur le plan économique) étant parfaitement ajusté aux visées néolibérales et le marché électoral libertaire étant supposé en expansion, la « droite » n'entend pas être en reste pour les prochaines élections. Ainsi la profession de foi du groupe de réflexion UMP « On est là ! », à vocation « attrape gays », censée "déringardiser" la droite en lui permettant d'affronter des questions de société taboues, renchérit-elle en proposant tout un panel d'extensions de jouissances tels la création de "salles de shoot" où serait délivrée de l'héroïne sous contrôle médical, le droit à l'adoption pour les couples homosexuels, un "cours des différences de genre et d'éducation sexuelle de la sixième à la troisième" ainsi que la légalisation de l'euthanasie.

Ce travail de forçage et de sape s'exerce d'autant mieux que s'avèrent efficaces les mesures de coercition et d'intimidation qui frappent les esprits critiques. Mesures qui sont, comme nous l'avons vu, soutenues et légitimées par voie juridique, à savoir la déclinaison pénale, très dissuasive, de la loi «anti homophobie». Ainsi ces «minorités», auxquelles se sont alliés les pouvoirs médiatiques et institutionnels, se sont-elles dotées des moyens d'imposer leurs diktats au plus grand nombre (9), de peser sur la liberté de pensée et d'évacuer tout débat en réduisant leurs contradicteurs au silence.

Des incidences de l'effacement de l'Interdit sur le désir

L'homosexualisme, nouvel avatar de la « libération sexuelle » est, comme elle, le fruit de la permissivité issue de l'effondrement des interdits. La sexualité ayant été libérée au delà de toute espérance mais sans avoir tenu ses promesses, la « libération sexuelle » a pris au fil des ans l'allure d'une immense défaite, aussi amère que silencieuse.

Nous reconnaîtrons dans cette issue paradoxale de la «libération sexuelle» le parcours du désir en tant qu'il est lié à l'Interdit (10). Si le rapport de cause à effet ne s'impose pas a priori comme une évidence, nous pouvons toutefois en vérifier la pertinence a posteriori. Ce qui se manifeste en effet avec éclat aujourd'hui, c'est que la permissivité la plus générale mène non pas à l'épanouissement des satisfactions mais au contraire à une baisse du désir. En témoigne la surenchère transgressive que le désir s'impose pour se maintenir (11). Contre cette évidence, cette baisse du désir n'est pas chose aisée à éprouver comme telle, ce qui explique que rien n'en soit explicitement articulé. Plutôt ce désir en souffrance s'exprime t-il sur le mode de la frustration et du ressentiment qui s'exposent effectivement sur le devant de la scène publique. En l'occurrence, ce que l'on peut remarquer de plus flagrant (bien qu'implicite au discours public et culturel), c'est le discrédit du couple hétérosexuel. L'échec de la « libération sexuelle » ayant projeté l'ombre calamiteuse du ratage et le discrédit sur les deux protagonistes du rapport hétérosexuel.

C'est de ces ravages inattendus sur le désir, directement liés à l'avènement de la société de consommation, au triomphe de l'Impératif de jouissance qu'elle a peu à peu substitué à l'Interdit judéo-chrétien, qu'est née la foi homosexualiste.

La prothèse pornographique

Le rattrapage a tout d'abord consisté à faire appel au dispositif fantasmatique qui fait usuellement office de soutien du désir défaillant. L'appareillage pornographique, qui se caractérise d'être adossé au fantasme, était voué à prospérer sur cette faillite du désir en lui permettant de se redéployer hors des sentiers battus et inopérants de l'amour. L'efficience de cette prothèse « techno-fantasmatique » qu'est la pornographie se vérifie par la dimension industrielle et proliférante, indicative de son succès, que nous lui connaissons aujourd'hui.

La fonctionnalité de la pornographie réside dans sa capacité à externaliser le fantasme singulier du sujet et à alléger ainsi celui-ci d'une partie de sa culpabilité. Mais elle ne l'épargne pas de son insatisfaction ni même de son angoisse car elle le laisse démuni face à l'énigme des conditions fantasmatiques de sa jouissance qui l'exténuent dans la répétition et l'aliènent, loin de tout idéal, en multiples contradictions.

Le traitement scientiste du désenchantement libertaire

C'est sur cette muette désillusion que prospère le fol espoir, relayé au porte-voix médiatique, qu'est l'effacement de la différence sexuelle. Cette fuite en avant se conforte de la croyance dans les sciences et techniques, dans leur capacité à transcender le réel biologique. Un combat qui trouve son terrain d'élection dans le champ de la procréation (médicalement assistée, les biotechnologies, appelées à se substituer à la relation sexuelle) où les espérances libertaires retrouvent un second souffle. Pointons au passage le caractère cocasse de ces revendications quand on se souvient que la profession de foi libertaire, qui plaide aujourd'hui en faveur des homosexuels pour le «droit au bonheur» par les voies du mariage et de la famille, s'était acharnée hier à provoquer leur perte.

L'homosexualisme est l'issue de secours dans laquelle se sont engouffrés tous les reliquats de cette défaite, mais aussi le solde des narcissismes en quête d'un nouvel espace d'épanouissement et de conquêtes. C'est ainsi que les espoirs déçus se redéployèrent dans un nouveau credo : une « libération homosexuelle », fondée sur l'amour du même. Amour-miroir, plus que jamais narcissique où est éludée la rencontre avec l'Autre, c'est-à-dire la problématique de la différence sexuelle qui lui est sous-jacente.


Un avant-gardisme régressif

Si l'homosexualisme ambitionne de promouvoir l'émergence d'une post-humanité affanchie de la dépendance des sexes et, à ce titre, prend volontiers une posture avant-gardiste, ses manifestations concrètes s'illustrent plutôt par une régression vertigineuse : l'aggravation des conflits entre les sexes et la restauration de cette configuration archaïque qu'est la bipartition sexuelle, catactéristique des sociétés traditionnelles.

L'homosexualisme tend à soutenir ses revendications, notamment parentales, sur la base du discrédit suscité par le démantèlement de la famille hétérosexuelle traditionnelle. Certaines de ces revendications visent le statut, supposé privilégié, accordé aux femmes depuis une trentaine d'années par les dispositifs juridiques de la société occidentale contemporaine. C'est l'opportunité de faire le point sur le statut féminin, dont on perçoit qu'il est actuellement en pleine « évolution », encore faudrait-il préciser si c'est dans le sens d'une avancée ou d'une régression.

Les amendements de l'arsenal juridique qui ont conféré dans les années 70 une position centrale à la mère ont contribué à approfondir le travail de sape des interdits, de l'autorité paternelle et de ses métaphores institutionnelles. Contre ces apparences, nous n'assistons pas à une montée en puissance du pôle féminin, comme on l'affirme ici et là. Bien au contraire. Cette « promotion » de la «responsabilité maternelle » dans la société occidentale contemporaine signale plutôt une régression archaïque, puisqu'elle consiste dans les faits à laisser à la charge des femmes les obligations éducatives, comme c'est d'usage dans les sociétés traditionnelles.

Faut-il s'étonner de cette « évolution » de la famille dans le contexte de la société de consommation régi par l'impératif de jouissance quand cette charge éducative et financière des enfants est réputée susciter plus d'empêchements que d'exaltation de la jouissance ? Ce qui explique en partie que tant d'hommes s'en défaussent, parfois à peine sont-il dotés d'une progéniture.

Tandis que l'attachement charnel et l'aliénation archaïque tendancielle – aujourd'hui massivement récurrente – du désir féminin (toujours prompt à se reporter dans le champ maternel, en amour pour l'enfant, notamment quand le désir des hommes les abandonne), a pour conséquence de sauvegarder un cadre d'accueil minimal (dit « monoparental ») à l'enfant. Tirant parti de cette attitude différencée des sexes à l'égard de l'enfant, le dispositif juridique, de plus en plus inféodé à la logique utilitariste du marché, s'est contenté d'ajuster la loi en fonction de l'évolution des moeurs. Ainsi l'affectation de la responsabilité parentale à la mère ne relève t-elle pas d'une promotion ni d'un privilège féminins mais plutôt d'une décharge opportuniste des responsabilités masculines et publiques. Que 80% des nouveaux pauvres soient des femmes seules élevant des enfants suffit à conforter notre propos. Quant aux réussites triomphales de sujets féminins exhibées sur le devant de la scène politique, économique et culturelle, elles ne sauraient nous leurrer : elles interviennent dans cette conjoncture comme des alibis chargés d'occulter cette réalité qu'est le retour de la bipartition sexuelle, la dépréciation, la relégation et l'exploitation des femmes qui vont de pair.

De toutes parts s'affirme ce diagnostic. La pornographie, devenue vecteur d'éducation sexuelle (60% des garçons de 11 ans, 30% des filles, ont vu des films pornographiques), installe une grande confusion entre réalité et fantasme, formatant ainsi la relation des garçons aux filles dans le sens de la domination et de l'instrumentalisation. Ces films présentent en effet une sexualité où les hommes sont dominants et les femmes dominées, réduites à l'état d'objet ou de marchandise. Cette dégradation de l'image de la femme conjointe à celle des conduites masculines occasionnent des ravages sur les adolescentes qui éprouvent le plus grand mal à s'identifier en tant que femmes, faute de trouver une image recevable de leur sexe. D'autant que cette dégradation de leur image se confirme dans la réalité quotidienne par une régression vertigineuse du statut féminin : la recrudescence de l'agressivité masculine à l'égard des filles, l'expansion de la violence conjugale, à quoi s'ajoutent par milliers les mariages forcés, les mutilations sexuelles, les humiliations et les misères de la polygamie en provenance des sociétés traditionnelles.

De l'homosexualisme à la marchandisation de l'humain

Spéculant sur la précarisation la plus générale du couple engendrée par l'Impératif de jouissance consumériste, les divas et ténors de l'homosexualisme instrumentalisent électivement (12) les divisions du couple hétérosexuel dans le sens de leurs intérêts propres dans un discours hautement paradoxal.

Prenant, d'une part, appui sur le « non désir d'enfant » supposé aux hommes hétérosexuels, affectant de plaider en faveur de leur affranchissement du pouvoir des femmes (de les faire pères contre leur gré), la juriste et militante homosexualiste Marcella Iacub leur propose une « solution » aussi singulière que radicale : la stérilisation volontaire, après dépôt de sperme dans une banque (13) ! Proposition pernicieuse puisqu'elle consiste à substituer une dépendance à une autre : assigner les hommes à la dépendance d'un marché de la reproduction, pour lequel elle milite. Dans le même temps, prenant cette fois appui sur le « désir d'enfant » issu des frustrations homosexuelles (14), et spéculant sur le rejet de l'autre sexe par les homosexuels, elle leur propose la médiation de la procréation assistée (promue dépositaire des précieuses gamètes et des prestations de service d'insémination).

Tandis qu'elle voue les femmes à une singulière « libération », toujours plus conforme aux intérêts du marché : s'appliquant à désacraliser le corps humain pour en légitimer la marchandisation, elle présente celui des femmes comme un outil de travail et une machine de production, valorise la prostitution et invite les femmes à étendre le commerce de leur corps à leurs organes de reproduction (vente d'ovules, location d'utérus, etc.) :
"Je pense que la prostitution n'est pas en soi quelque chose de néfaste pour la personne qui l'exerce, homme ou femme. (...) On confond l'activité avec les conditions dans lesquelles elle s'exerce : ce sont les conditions qui sont déplorables. Moi, je ne vois pas pourquoi la prostitution ne pourrait pas être un métier comme les autres, voire un art ! La seule chose qui me semble sexiste est qu'il n'existe pas ou peu de clientes". (Marcela Iacub, Télérama n°2769, 5/02/2003)

Nous pointerons la surenchère des « gays », aux côtés de ce « féminisme » new-look, qu'ils instrumentalisent dans le sens de leurs intérêts. Notamment leur soutien aux revendication parentales des « couples lesbiens » (dont ils attendent la collaboration pour leur propres « projets parentaux », en attendant de pouvoir bénéficier du clonage « sans mélange des gamettes », revendiqué par les plus radicaux d'entre eux). Il en est de même quand ils condamnent la misogynie consubstantielle à la pornographie hétérosexuelle et qu'ils proposent de lui substituer... la pornographie « gay » ! éliminant ainsi totalement les femmes de l'imaginaire hétérosexuel (fut-il celui de la pornographie, mode opératoire toujours délétère, sacrificiel, quelle que soit son orientation).

La liberté d'expression se trouve aujourd'hui gravement menacée par un double danger : d'une part une pornographie médiocre, hétérosexuelle et misogyne qui s'impose sur le marché, et d'autre part une rhétorique qui justifie une interdiction de principe contre toutes les images pornographiques (...) une pornographie gay et lesbienne, conçue et réalisée par les homosexuel(le)s eux-mêmes et diffusée dans les circuits généralistes permettrait de modifier l'image du désir et des fantasmes entre personnes du même sexe ». (Daniel Borillo, juriste et maître de conférence en droit privé à l'Université Paris X Nanterre, chercheur au CNRS, Libération, 10/2002)

Force est de constater que ce prosélytisme homosexualiste auquel nous avons affaire n'est pas une lutte pour « l'égalité », comme il le prétend (15), mais une lutte catégorielle élitaire médiatiquement assistée, ayant pour visée une révolution idéologique et une mutation anthropologique, qui entend pour ce faire renverser l'ordre actuel des pouvoirs et des normes pour y substituer les siennes, et imposer par voie juridique (16) sa vision fantasmatique à l'ensemble du corps social. Cette vision fantasmatique qui se donne des allures d'avant-garde s'avère promouvoir au contraire l'ordre social le plus inégalitaire et archaïque : la bipartition sexuelle. En effet, la dévaluation du sexe féminin, qui lui est traditionnellement associée et fonde la mysogynie, non seulement ne faiblit pas sous l'influence de l'homosexualisme mais au contraire s'accentue et se généralise. Car si la relation hétérosexuelle a toujours été problématique, il n'en reste pas moins qu'elle se distingue de faire bon gré ou mal gré mais toujours avec l'autre. Tandis que l'homosexualité, opte radicalement pour le choix de faire sans l'autre.

Aggravation des clivages sexués

Mais qu'on ne se leurre pas, ce choix du même n'ouvre pas à une bipartition sexuelle pacifiante, qui permettrait de dépasser la traditionnelle guerre des sexes. Celle-ci continue à diviser les milieux homosexuels en classes hostiles les unes aux autres. Ainsi en est-il du clivage du club « gay » où les « virils » méprisent, voire haïssent, les « efféminés ». Tandis que les lesbiennes se divisent en deux catégories, les masculines (désignées sous le nom de « butch » ou « camionneuses ») et les féminines (« fems »). Divisions qui reproduisent dans les deux champs les stéréotypes de la bipolarité homme-femmes, et la misogynie traditionnelle vecteurs des conflits entre les sexes.

Cette nouvelle bipartition, homosexuelle, est donc à considérer non pas comme un solutionnement de la problématique de la différence sexuelle mais comme son aggravation : une rupture radicale entre les sexes vectorisée par l'effondrement du désir intersexué. Rupture comme toujours préjudiable en premier lieu aux femmes, ce dont rend compte la marginalisation qui la frappe plus particulièrement aujourd'hui.

Les liaisons dangereuses : homosexualisme et biopolitique

On pourrait croire en effet que les institutions et les médias, toujours prompts à la proclamation vertueuse, à la geste humanitaire, à emboucher la dialectique victimaire, les mots d'ordres anti-discriminatoires, s'empresseraient de faire barrage à cette régression. Il n'en est rien. Rien ne semble en mesure de contrevenir à cet abandon, à ce naufrage du féminin. La tendance institutionnelle et politique, en phase avec les postulats du marché, allant inexorablement dans le sens de la domination des « gagnants » sur les « perdants ».
Le vote de la « loi anti homophobie », présenté comme une urgence (aussi rares soient les infractions commises à l'encontre des homosexuels) dans un contexte de recrudescence exponentielle des atteintes à la sécurité et à la dignité des femmes, est indicatif de l'indifférence des pouvoirs publics à l'égard de la déchéance du statut féminin.

La gestion de la santé publique confirme ce désintérêt des pouvoirs publics pour les difficultés des femmes, alors même qu'elles s'accroissent. Ainsi voyons-nous aujourd'hui la gynécologie (qui fut le paramètre médical idéologiquement marqué du sceau de la « libération sexuelle », et sans doute ceci n'est-il pas indifférent à la désaffection qui la frappe aujourd'hui) entachée de désuétude et son abandon programmé (17) alors même que cette discipline – par delà les fonctions gestionnaires du « planning familial » qui firent sa notoriété – s'est avérée et s'avère toujours des plus efficientes et irremplaçable en matière de santé publique, à savoir celle de la moitié féminine de la population (notamment pour la prévention des MST, les cancers du sein, de l'utérus, l'ostéoporose, etc.). Tandis que, de façon concommitante, nous voyons les pouvoirs publics reporter leur intérêt et leurs crédits en direction des biotechnologies et de la procréation assistée. Il n'est bien sûr pas dans notre propos de contrevenir à la recherche biologique et médicale. Simplement nous remarquerons que ces promotions médicales médiatiquement assistées semblent moins soucieuses de donner de nouveaux espoirs aux couples hétérosexuels stériles que de les instrumentaliser pour introduire et légitimer le nouveau paradigme idéologique du moment que sont les revendications parentales homosexuelles.
Il va sans dire que, si elles articulent le même désir et visent le même objet, les revendications « homoparentales » ne se fondent pas de causes identiques à celles des couples hétérosexuels stériles. Les couples hétérosexuels sont stériles en raison d'empêchements biologiques qu'ils subissent. Tandis que les homosexuels ne peuvent concevoir du fait d'un choix de jouissance qui exclut la procréation. Ce qui implique d'en assumer les conséquences. (18)

Notons que ce désintérêt latent des dispositifs de procréation assistée pour les couples hétérosexuels n'est pas sans relation avec les idéaux d'un « marché » devenu totalitaire. Nous pointerons en effet, dans ces options médicales homosexualistes, la prévalence de ce paradigme de la société de consommation qu'est le « choix », en tant qu'il est articulé à la jouissance d'objets monnayables, proposés par le « marché ». Et a contrario, la dépréciation de tout ce qui s'avère fonctionnellement « défaillant », qui relève d'une solidarité qui renvoie aux anciens paradigmes (chrétiens, collectifs), et d'une politique de service public républicaine redistributive qui lui était affiliée. Politique dont les dépositaires transitoires des institutions n'aspirent aujourd'hui qu'à se défaire.

Cette idéologie libérale-libertaire, fondée sur la légitimité de la jouissance et du profit, la prévalence de l'individualisme sur l'intérêt général, configurée dans un espace mondialisé où la scène des représentations et des identifications est confisquée par une minuscule élite médiatique (19), coïncide avec l'avènement d'une biopolitique de sinistre mémoire. Se réclamant comme toujours de disciplines scientifiques adossées à une logique utilitariste et gestionnaire, elle se spécifie aujourd'hui d'être dynamisée par l'impératif du profit édicté par le marché et ranime, à l'opportunité de l'anonymat de masses, des conceptions bouchères (20) de l'humanité qui consistent à envisager le corps humain comme une matière première (du marché du sexe, de la reproduction et des organes). Une biopolitique dont les tenants et aboutissants notoires sont l'eugénisme et l'euthanasie, actuellement en cours de réhabilitation. Pratiques banalisées par le marché (21) mais dont il convient de souligner la fonction sacrificielle, celle qui consiste à statuer sur la légitimité à vivre des plus faibles. Le nazisme racialiste a démontré l'horreur inhérente à ce principe. Mais on ne saurait se contenter des déclamations ostentatoires antiracistes et autres condamnations vertueuses du nazisme faites par les plus hautes instances politiques et économiques pour se croire affranchis de cette horreur sacrificielle.

Si l'eugénisme et l'euthanasie font retour aujourd'hui, c'est frappés des paradigmes idéologiques actuels : l'économisme, la rentabilité, le profit, la légitimité de la jouissance. C'est en vertu de ces valeurs techniques et fonctionnelles, devenues offensives par leur radicalisation et leur expansion totalitaire – valeurs qui se sont substituées à l'intérêt pour l'humain, pour le langage et le lien social qui le déterminent comme tel – que sont sacrifiés aujourd'hui les conditions de notre survie biologique et jusqu'au concept même d'humanité.

----------------------------
(1) Les résultats d'enquêtes d'opinion (sondages IPSOS/Têtu), la multiplication des programmes TV qui y font référence (près de 800 en 2003), démontrent une banalisation, une acceptation croissante de l'homosexualité dans la société française et contredisent les discours victimaires ainsi que les chiffrages fantaisistes des « études militantes » des associations homosexuelles.
(2) La Halde (Haute Autorité de Lutte contre les Discrimination et pour l'Egalité) nouvel organisme institutionnel chargé de la « lutte anti discrimination » et son équivalent européen Equal, par lequel l'Union européenne subventionne désormais massivement des organisations communautaires. Ainsi l'association de lobbying de cadres homosexuels L'Autre Cercle s'est vue attribuer 400.000 euros de subventions (Libération, 26/05/04).
(3) « Après avoir intimidé l'éditeur d'Alain Soral, Act Up récidive en allant saccager les locaux du magazine 20 ans, qui aurait eu le tort d'accorder une interview à cet auteur. Une interview dans laquelle celui-ci redoutait que la montée actuelle des communautarismes ne tourne à un retour du fascisme des milices. Le 11 avril 2003, les locaux des éditions Blanche ont été dévastés par les membres d'Act Up. Le personnel présent a été agressé physiquement et une des stagiaires envoyée à l'hôpital. » (www.communautarisme.net)
(4) Il est important de rappeler que, faute d'éléments probants, la justice a prononcé un non-lieu dans l'enquête sur l'agression présumée de Sébastien Nouchet, qui avait accusé trois personnes de l'avoir brûlé vif dans son jardin. Ce fait divers avait amené Jacques Chirac à faire légiférer sans attendre, précipitant l'adoption d'un projet de loi relatif à la lutte contre les propos discriminatoires à caractère sexiste ou homophobe, en son temps qualifié de « Loi Nouchet ». Malgré l'avis défavorable de la Commission nationale consultative des droits de l'homme, qui s'était inquiétée des conséquences d'une loi « anti-homophobie » sur la liberté d'expression, ce projet a finalement été entériné par son intégration à la loi portant création de la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l'Egalité (HALDE) du 30 décembre 2004.
(5) Les « valises anti homophobie » sont des malettes dites « pédagogiques » créées par le gouvernement Jospin sous l'égide de Ségolène Royal.
(6) Extraits de documents en ligne sur le site du Club de réflexion de Dominique Strauss-Kahn A gauche en Europe
(7) Le CRIPS (Centre Régional d'Information et de Prévention du Sida) d'Île de France est un établissement public financé par la région, la Ville de Paris, la préfecture, le ministère des Affaire étrangères et la Caisse régionale d'assurance-maladie.
(8) Une présentation critique de ces brochures et prestations de service du CRIPS est accessible sur le site du Perroquet libéré
(9) Il n'est pas inutile de préciser que la proportion des homosexuels dans la population est de moins de 5%.
(10) La permissivité et l'invitation à la jouissance promulguées par l'idéologie libérale-libertaire ouvrent à la rencontre avec l'impossible, plus douloureuse que celle de l'Interdit. En effet, si celui-ci suscitait la frustration, il stimulait le désir en ménageant le credo dans un Possible. Tandis que la découverte de l'insatisfaction récurrente ouvre sur l'abîme d'un incontournable désenchantement.
(11) Nous voyons ainsi le catalogue des fantasmes ordinaires céder progressivement le pas à un inventaire qui rejoint celui des pathologies criminelles : inceste, pédophilie, meurtre, dont les recueils conçus et marchandisés comme des stimulants sexuels sont aisément accessibles dans les réseaux spécialisés.
(12) Notons que, si la précarité du couple hétérosexuel est notoire, celle des couples homosexuels l'est plus encore, du fait de leur inclination pour une pratique exacerbée du multipartenariat. La réflexion suivante est particulièrement pertinente quand il s'agit du couple homosexuel : « l'aboutissement de cette précarité de la famille qui est de moins en moins un rouage social et relève d'un contrat qui peut être résilié du jour au lendemain, se trouve aujourd'hui dans le pacs et demain dans les filiations à la demande. L'adoption ne risquerait-elle pas, à l'instar du mariage ou du pacs de devenir révocable du jour au lendemain pour non satisfaction du client ? « Le contrat se substituera à la loi » annonce catégoriquement Ségolène Royal à la télévision. Chirac a fait le même discours au Conseil économique et social. Mme Parisot plaide encore plus fortement dans le même sens. Et M. Sarkozy aussi, dans les récents discours d'Agen et de Perigueux ». Le contrat doit-il se substituer à la loi ? (Gérard Filoche, site Démocratie et socialisme, 19/12/06)
(13) « Père par virement bancaire - Stériliser tous les hommes après avoir stocké leur sperme en banque : une méthode radicale de contraception », Marcella Iacub (Libération 31-07-04)
(14) Nous pointerons, dans ces revendications du mariage et de la parentalité par les homosexuels, le symptôme de l'insatisfaction et de l'affaiblissement du désir dans le cadre de la relation homosexuelle. « Dans une société de plus en plus conciliante (...), où l'homosexualité est somme toute assez bien intégrée, (...) quand la télé, les médias et une majorité de citoyens proclament leur sympathie pour les gays, (...) comment faire pour se battre encore ? Où sont les nouveaux buts ? » , dit en substance Benoît Duteurtre, journaliste et homosexuel déclaré (« Noces gay pour petits-bourgeois - Le mariage homo, non sens et ultime lubie d'une minorité en manque de cause », Libération du 2/06/04). Nous traduirons : comment faire pour désirer encore ? où sont les nouveaux interdits (que nous puissions encore désirer... les transgresser) ? En quoi nous constatons que l'inversion des paradigmes (la substitution de l'Impératif de jouissance consumériste à l'Interdit judéo-chrétien) frappe de la même impuissance à désirer les homosexuels autant que les hétérosexuels.
(15) « En confondant différence et discrimination, le dévoiement de l'éthique de l'égalité peut mener à une violence infiniment plus radicale que celle qu'il entend conjurer. En effet, il n'est pires antagonismes que ceux nés de l'érosion des différences. Pour permettre le fonctionnement social, il importe de désamorcer la spirale des rivalités en maintenant, dans le corps social, à la fois de la dissymétrie et de l'égalité. Il n'est pas de défi plus fondamental pour les démocraties. » (« Un beau miriage gay ? », Francis Martens, en ligne sur Squiggle.be).
(16) Notons que, parmi les militants les plus actifs de l'homosexualisme, nous trouvons un grand nombre de juristes parmi lesquels Marcela Iacub, juriste, chercheuse au CNRS ; Daniel Borillo, universitaire et juriste; l'écrivain Dustan, pseudonyme d'un juge français aujourd'hui décédé, qui mettent leur position au service de leur cause.
(17) Sous prétexte d'harmonisation des formations en Europe, une loi de 1986 a abrogé, dans la discrétion la plus totale, la spécialité de gynécologue médical, typiquement française, née en 1965. Quelques chiffres : 1999 = 1920 gynécos ; 2015 = ils ne seront plus que 1000 ; 2020 = il n'en restera que 500. Après leur départ à la retraite, ne resteront plus que des gynécologues obstétriciens, ces chirurgiens spécialistes des grossesses et des opérations gynécologiques qui exercent à l'hôpital. Parallèlement, les médecins généralistes recevront une formation supplémentaire à la gynécologie de... 3 mois. (cliquer ici)
(18) Pour une approche pertinente de cette question de « l'homoparentalité », cliquer ici)
(19) J'ai présenté une analyse de cet enchaînement logique, historique et symbolique, dans " L'Enjeu Symbolique - Islam, christianisme, modernité" ( interprétation psychanalytique des fondements religieux, idéologiques et de leurs conflits), éd. de L'Harmattan, collection « Psychanalyse et civilisations », nov. 2004.
(20) "Le marché de l'humain en pièces détachées"
(21) Le courrier international a consacré à ce marché en plein développement un dossier intéressant : « Il est né le divin enfant : l'essor du bébé-business »
Repost 0
Published by LHC - dans Les Débats
commenter cet article