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Texte libre





Je me présente à vous non pour témoigner avec la sempiternelle compassion des vedettes du grand bal presque trentenaire de l'UMP-S mais pour agir sur le terrain, défendre nos valeurs et construire l'avenir de vos enfants en Anjou.

L'Anjou mérite un renouvellement du paysage politique...des familles politiques. Il faut laisser tomber le rouge-à-lèvre et réinvestir la politique de sa fonction première : protéger le peuple contre les grands malheurs publics plutôt que de s'échiner à lui fabriquer du bonheur privé. Ce propos n'est pas flatteur, mais il est du devoir de l'homme public respectueux de sa nation de dire ce qui ne va pas et surtout d'agir sur les causes, pas de maquiller les symptômes !


En effet, ma conviction profonde est que la droite bisounours nous conduit tout droit vers le socialisme. C'est pourquoi, il faut que la France rurale, patriote et républicaine soit représentée à l'assemblée pour pouvoir peser dans les trop rares débats qui s'annoncent pour les 5 prochaines années, N. SARKOZY ayant rejetté par avance toute idée de referendum et de proportionnelle.

Je suis le candidat de la relève et du courage pour légiférer sur l'éducation, la justice, la défense, contrôler l'action du gouvernement et garantir une ligne politique claire autour de quelques engagements forts, des choix, une hiérarchie de valeurs :
- la Famille plutôt que le mariage homosexuel
- la France des terroirs plutôt que les technocrates de Bruxelles
- la République plutôt que les communautarismes

Le 10 juin, votre voix compte pour la France.
Elle est votre propriété, elle est ma priori
té.Rédacteur Agoravox

Ecrivez-moi

Texte libre



Elu député du Haut-Anjou je m'engage
à forcer le gouvernement à appliquer un programme de droite pour redresser notre pays. Voici le cap politique que je défendrais à l'Assemblée Nationale :


Lancer une politique de codéveloppement ambitieuse avec l'Afrique pour stopper le drame de l'immigration
La France n'a plus les moyens d'accueillir de nouveaux immigrés : elle n'a pas d'autre choix que celui de l'immigration stoppée. En amont, il faut mettre en place une politique de codéveloppement des pays du Tiers-Monde. En aval, une politique de fermeté et de francisation des populations installées sur notre sol.

Promouvoir une grande politique familiale et éducative
Premier cadre d'éducation, de protection et d'entraide, les familles assurent une mission d'intérêt national qui n'est plus valorisée à la hauteur de leur contribution à la stabilité de la société qu'elles étayent avec l'État et l'école. Redonner aux familles la place qui leur est due (les droits) et les rappeler à leurs responsabilités (les devoirs) s'imposent comme une des grandes priorités politiques pour les années à venir.

Promouvoir l'Europe des patries sans la Turquie
La victoire du non au référendum a permis de stopper la fuite en avant de l'Union européenne. Enfermés dans leur schéma fédéraliste, les partisans de la Constitution européenne sont aujourd'hui incapables d'imaginer une autre voie pour l'Europe. Nécessaire pour affronter certains grands défis du XXIe siècle, tels la politique de l'énergie, le codéveloppement ou la lutte contre les réseaux mafieux transnationaux, elle doit pourtant impérativement être relancée. Avant de négocier
avec ses partenaires une charte encadrant strictement l'Union européenne, la France doit provoquer un électrochoc.

Faire appliquer le principe « plus de travail, moins d'impôts »
Entre la mondialisation sauvage et le carcan fiscal et réglementaire qui pèsent sur elles, les entreprises ne sont pas en mesure de s'épanouir. La France ne manque pourtant pas
d'entrepreneurs. Il convient de protéger le travail de la mondialisation, de le libérer et de le promouvoir en privilégiant les artisans, les commerçants et les PME enracinées.

Défendre les 30 000 communes rurales et leurs terroirs
Abandonné par les gouvernements successifs, le monde rural se meurt lentement. Lui redonner sa place est une des grandes priorités de Louis.

État : unité, fermeté, sécurité
Garant du caractère indivisible de la République, l'État est un pilier essentiel. Une nation sans État, c'est le patriotisme qui s'étiole ou, au contraire, s'exacerbe. Rétablir son autorité, c'est rétablir son unité (face au communautarisme), sa fermeté (face aux féodalités syndicales), l'autorité de ses lois,
qui doivent être mises en oeuvre par une administration efficace et sanctionnées par une justice équitable.
3 juillet 2007 2 03 /07 /juillet /2007 12:49
Un aveu de Nicolas Sarkozy dans une dépêche AFP ?

"Ce n'était pas facile...(de) faire redémarrer l'Europe, sans trahir le message des Français."

Le Conseil européen a donné mandat à une Conférence intergouvernementale (CIG), qui se réunira à partir du 23 juillet, de rédiger d'ici la fin de l'année le nouveau traité, qui reprendra l'essentiel des dispositions institutionnelles du projet de Constitution rejeté par les Français et les Néerlandais en 2005.

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3 juillet 2007 2 03 /07 /juillet /2007 12:25
"J'ai dit pendant la campagne que je voulais vous rendre la fierté de la France. Eh bien je crois que chacun d'entre vous peut être fier du rôle que notre pays a joué dans la relance de la construction européenne", a conclu Nicolas Sarkozy.

1°) En 2005, les Français ont dit NON à plus de 55 %.
2°) Le Traité sera adopté sans débat référendaire par des députés UMP-Nouveau Centre-Godillots.
3°) Qui mieux que les Français seraient aptes à dire quel est l'intérêt de la France ?

Conclusion : L'Europe sous sa forme actuelle, ne peut se perpétuer, qu'entre Strasbourg et Bruxelles, et encore que grâce à d'obscurs marchandages dont les peuples doivent toujours être minutieusement exclus (mais c'est pour leur bien !).

Quelle fiereté pour les français !
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3 juillet 2007 2 03 /07 /juillet /2007 12:04
Daniel Pipes medium_DANIEL_PIPES_PHOTO_ALAIN_AZRIA.jpg: "Erdogan plus dangereux que Ben Laden"

Par Jugurta
ExtremeCentre.org
1er juillet 2007

Vu sur le site de : Daniel Pipes


L'immense Daniel Pipes, au sens propre comme au figuré, s'est prêté gentiment lors du colloque du 28 juin à une discussion franche et ouverte sur l'avenir de l'islam, le combat du monde libre face à l'islamisme, et le nécessaire appui des occidentaux aux démocrates musulmans.

A ceux qui pensent que Daniel Pipes est un extrémiste "néoconservateur", il serait bon qu'ils relisent ses analyses où il défend un islam sécularisé face à l'islam militant. Pipes n'a pas cessé de me répéter que le principal problème vient en fait des occidentaux qui tendent la main le plus souvent aux faux modérés, tel Tarik Ramadan accueilli par Blair après les attentats de Londres, alors que des démocrates musulmans existent et qu'ils ont besoin de notre soutien.

Daniel Pipes estime que le terrorisme sera à moyen terme vaincu. La police, les moyens militaires, les services de renseignements mis en oeuvre par les démocraties occidentales sont performants et efficaces. L'actualité l'a encore démontré avec
les attentats récemment déjoués à Londres.

Le principal danger vient selon Daniel Pipes des islamistes non violents. Ceux qui comme Erdogan, le premier ministre turque, ou Ramadan, ont les mêmes objectifs que les terroristes mais veulent y parvenir par d'autres moyens, la subversion. Daniel Pipes se situe dans ce combat qui est selon lui extrêmement difficile. Comment démontrer que Ramadan, par ailleurs excellent intellectuel et démagogue, nous leurre? Comment démonter son double discours? Ce nouveau conflit est avant tout une guerre des idées.

Enfin Pipes, m'a précisé une chose, ceux qui s'attaquent essentiellement à l'islam comme religion, sans en percevoir un formidable supermarché où l'on trouve de tout, se leurrent et risquent de renvoyer tous les musulmans dans le camps adverse. Pour combattre efficacement les extrémistes musulmans et les faux modérés, il faut aussi respecter la croyance individuelle de ceux qui n'aspirent qu'à vivre leur Foi privée sans en faire une loi publique. Ceux que Pipes appelle des musulmans modernes.

Encore faut-il ne pas laisser ces musulmans modernes seuls face aux fanatiques, comme lors de la guerre civile algérienne ou ne pas écouter leur avertissement du danger islamiste comme celui lancé par
Massoud quelques mois avant sa mort…
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3 juillet 2007 2 03 /07 /juillet /2007 00:47
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3 juillet 2007 2 03 /07 /juillet /2007 00:26
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Accueil > Histoire et patrimoine > Biographies des députés de la IVe République > Joseph BARBARY

Joseph BARBARY 

BARBARY (Joseph, Paul)

Né le 19 juillet 1877 à Trémentines (Maine-et-Loire)

Décédé le 15 septembre 1966 à Chemillé (Maine-et-Loire)

Membre de la première Assemblée nationale constituante (Maine-et-Loire)

Joseph Barbary est né le 19 juillet 1877 à Trémentines (Maine-et-Loire). Il est le deuxième enfant d'un négociant en grains de la commune. Après des études secondaires à Angers, il entre à l'Ecole de médecine du chef-lieu du Maine-et-Loire.

En 1904, après avoir soutenu sa thèse de médecine générale, Joseph Barbary s'installe à Chemillé. A l'aide d'une des premières automobiles de la région, il parcourt le département pour lutter contre certaines pratiques anti-hygiéniques. En 1905, il épouse Mademoiselle Pivert qui lui donne cinq enfants.

Pendant la première guerre mondiale, il sert comme médecin militaire et pendant la seconde, il participe activement à la Résistance. Joseph Barbary est titulaire de la Légion d'honneur, de la Médaille de la Résistance, de la Médaille de la Libération et de la Distinguished Flying Cross.

A la Libération, le conseil municipal accueille ce médecin résistant. En septembre 1945, il est élu conseiller général et le reste douze ans.

Aux élections à la première Assemblée nationale Constituante, le docteur Joseph Barbary se présente en troisième position sur la liste MRP conduite par Charles Barangé. Celle-ci obtient 74 383 voix sur 234 113 suffrages exprimés et voit trois de ses membres entrer au Palais Bourbon et donc Joseph Barbary.

Nommé membre de la Commission de la famille, de la population et de la santé publique, il est, en outre, juré de la Haute cour de justice.

Joseph Barbary ne se présente pas à la seconde Assemblée nationale Constituante.

Il est mort le 15 septembre 1966 à Chemillé (Maine-et-Loire).

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28 juin 2007 4 28 /06 /juin /2007 15:49
Cet été, vous pouvez donc boycotter allègrement et librement le Chabada, un service "public" dit culturel et artistique accueilllant à bras ouverts le groupe de rap haineux du type "SNIPER" !
Aussi, je vous invite à découvrir le festival des artistes à la campagne, très proche géographiquement et qui se déroule tout ce mois de juillet dans le nord Vendée (Johny Halliday, y a donné un concert l'an passé).

Voir la programmation du FESTIVAL de POUPET 2007

Bonnes vacances...pour ceux qui partent comme pour ceux qui restent par choix ou par contrainte (financière ou autres) !
Au fait : Vous savez qu'on est en vacances selon l'INSEE qui si l'on passe quatre nuits consécutives en dehors de son domicile ?
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14 juin 2007 4 14 /06 /juin /2007 23:57

poutinesoljenitsyne.jpgL’ex-colonel du KGB devenu patron du Kremlin a remis un prestigieux prix d’État, hier, à l’ancien dissident soviétique, un « écrivain majeur » qui a « dédié sa vie à sa patrie ».

C’EST UNE ironie de l’histoire. Alexandre Soljenitsyne, le pourfendeur du totalitarisme soviétique, décoré de l’une des plus hautes distinctions officielles russes par Vladimir Poutine, le chef du Kremlin, accusé de faire reculer la démocratie dans son pays. L’auteur de L’Archipel du goulag, expulsé d’URSS en 1974, récompensé par l’ancien colonel du KGB qui a qualifié la disparition de l’Union soviétique de « plus grande catastrophe géo-politique du siècle ».

Et pourtant, à l’occasion de la fête nationale célébrée hier, Vladimir Poutine a bel et bien signé, la semaine dernière, un oukase décernant le prix d’État à Alexandre Soljenitsyne, « historien majeur », le premier à avoir rapporté « l’une des tragédies de la période soviétique », selon le communiqué du Kremlin. Âgé de 88 ans, affaibli, le lauréat du Nobel de littérature (1970) ne s’est pas déplacé pour recevoir son titre prestigieux. « Alexandre Issaïevitch voit ce prix comme une marque d’attention pour l’oeuvre de toute sa vie », a commenté son épouse Natalia à l’agence Interfax. « Ce prix donne un certain espoir, poursuit-elle, […] que notre pays tire la leçon de son autodestruction au XXe siècle et qu’il ne la répète jamais. »

Résurgence du nationalisme

Le paradoxe n’est qu’apparent. Car depuis son retour d’exil, en 1994, l’écrivain à la barbe de prophète, qui vit reclus dans la région de Moscou, s’est montré de plus en plus sévère pour l’Occident. Il y a un an, dans l’une des rares interviews accordées à la presse, il avait fustigé « l’encerclement total de la Russie » par l’Otan et les États-Unis qui « placent leurs troupes d’occupation dans les pays, l’un après l’autre ». Pour lui, avait-il confié à Moskovskyie Novosti, le rapprochement de la Russie avec l’Otan pourrait conduire « à la chute de la civilisation chrétienne ».

Un discours qui coïncide parfaitement avec celui du Kremlin, même si l’ancien dissident a parfois pris ses distances avec Poutine, sur la Tchétchénie par exemple. Dans son discours à la nation du 26 avril dernier, Vladimir Poutine avait averti que « copier aveuglément les modèles (culturels) étrangers conduira inévitablement à la perte de notre identité nationale ».

Intérêt tactique

Pour le Kremlin, dénoncer « l’impérialisme américain » et les projets de révolution orange fomentés à l’étranger présente un intérêt tactique, à neuf mois de la présidentielle. Rien de tel pour rassembler le peuple autour du clan au pouvoir. Cette résurgence du nationalisme répond cependant à l’aspiration profonde des Russes, humiliés par la chute de l’empire et déboussolés par la fulgurante transformation de la société, à se raccrocher à des valeurs. Mais lesquelles ? Comme pour faire écho à l’appel de Soljenitsyne de revenir aux principes moraux traditionnels, Vladimir Poutine s’affiche régulièrement avec le patriarche orthodoxe de toutes les Russies, Alexis II. Lequel avait reçu en 2006, le prix d’État.

Comme la majorité de ses concitoyens, Soljenitsyne tient Mikhaïl Gorbatchev pour l’un des grands responsables de la capitulation morale de la Russie. « Je respecte Soljenitsyne qui me reproche d’avoir affaibli la Russie, déclarait Gorbatchev le 30 mai dernier, en présence du Figaro. Mais sans la Glasnost (« transparence », terme donné à la politique d’ouverture amorcée en 1985), il serait encore dans le Vermont à couper du bois et signer des autographes. »

Source : Le Figaro

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14 juin 2007 4 14 /06 /juin /2007 23:54

AFP 24.06.07 | Des catholiques  qui occupaient l’église de Niafles (sud de la Mayenne), ont été expulsés dimanche par environ 250 manifestants, dont des habitants du village qui voulaient récupérer leur église, a constaté une correspondante de l’AFP. Des catholiques du rite de Saint-Pie V occupaient les lieux depuis un mois, pour protester contre la décision de l’évêque de Laval, Monseigneur Maillard, de ne pas nommer un nouveau prêtre traditionnaliste dans cette paroisse après la mort de l’abbé Chéhère qui officiait depuis 40 ans. L’évêque avait proposé aux fidèles du rite de Saint-Pie V des messes en latin à Laval. Les manifestants, dont le maire socialiste de Niafles et des habitants venus des communes voisines, ont cassé la porte de la Sacristie, l’entrée principale étant barricadée. Des coups de baton et des coups de poing ont été échangés entre les deux groupes, avant que les traditionnalistes décident d’évacuer les lieux pacifiquement sous les regards d’une quinzaine de gendarmes. Le maire de Niafles (287 habitants), Michel Montécot, a pu annoncer à ses administrés, sous les applaudissements et les cris de joie, qu’il avait récupéré les clés de "son" église. Les fidèles qui occupaient l’édifice jour et nuit ne laissaient entrer personne depuis un mois et célébraient des messes en latin en plein air, à côté de l’église. Ils ont indiqué qu’ils allaient rechercher une autre église "qui veuille bien (les) accueillir.

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14 juin 2007 4 14 /06 /juin /2007 23:51
Immigration familiale : où en sont les Européens ?

I- L'actuelle législation française


1) Qui a droit au regroupement familial ?

Une loi du 24 juillet 2006 relative à l'immigration et l'intégration a déjà quelque peu durcit les conditions du regroupement familial en France. Pour être rejoint par sa famille, un ressortissant étranger doit désormais justifier de 18 mois (au lieu d'un an) de séjour en situation régulière et d'un revenu au moins égal au SMIC (sans les allocations). S'agissant des mariages mixtes, le conjoint étranger d'un français ne pourra obtenir une carte de résident qu'après 3 ans de mariage. Pour obtenir la carte de séjour, il faut déjà avoir obtenu un visa de long séjour. Par ailleurs, les nouveaux arrivants souhaitant s'installer en de façon durable doivent signer un « contrat d'accueil et d'intégration » par lequel ils s'engagent à suivre une formation linguistique et civique. La carte de résident peut être accordée à 3 conditions : « l'engagement personnel de respecter les principes qui régissent la République française, le respect effectif de ces principes et une connaissance suffisante de la langue française ». Les étrangers dont "la personnalité et le talent constituent des atouts pour le développement et le rayonnement de la " peuvent bénéficier d'une carte de séjour de trois ans renouvelable.

 2) A quelles conditions de ressource et de logement peut-on y accéder ?

Il faut justifier de revenus stables et équivalents au moins au SMIC (au cours des 12 mois précédant la demande), toutes les ressources du foyer étant prises en compte, à l'exception des prestations familiales. Cependant, si les ressources ne sont pas suffisantes, une décision favorable peut être prise y compris après le dépôt de la demande, si le demandeur a un emploi et des revenus stables.

Par ailleurs, il faut justifier de disposer à la date d'arrivée de la famille d'un logement qui réponde aux normes minimales de confort et d'habitabilité. Le logement doit présenter une surface habitable  pour 2 personnes de 16m², pour 3 personnes de 25m², pour 4 personnes de 34m² etc.

 
3) Quelle est la procédure à suivre ?

Le demandeur s'adresse à la Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales (DDASS) ou directement à l'OMI dans certains départements. Si le dossier est complet, il est remis une attestation de dépôt. La DDASS transmet le dossier à l'Office des migrations internationales qui vérifie les conditions de logement et de ressources. Le maire reçoit le dossier de l'OMI pour avis. L'avis est réputé favorable à l'expiration d'un délai de deux mois. A l'expiration du délai de deux mois, l'OMI transmet pour instruction le dossier à la DDASS qui notifie au demandeur sa décision. L'absence de décision par la DDASS dans le délai de six mois à compter de la date de dépôt du dossier vaut rejet de la demande.

4) Le cas particulier des ressortissants du Maghreb

Les ressortissants des pays de l'Union européenne et du Maghreb relèvent de régimes particuliers. Si le demandeur est originaire d'Algérie et dispose d'un certificat de résidence d'au moins un an, la condition de durée de résidence (au moins 18 mois de séjour en France) ne le concerne pas. Un enfant qui lui est confié par décision judiciaire (kafala) est admis à séjourner en au titre du regroupement familial. Pour les Algériens polygames, une seule épouse est en principe autorisée à résider en France avec ses enfants ainsi que les enfants nés des autres épouses (qui, elles, ne sont pas autorisés à résider en France). La procédure à suivre est alors la suivante. Pour être admis en , les membres de la famille du demandeur doivent être munis d'un visa qui doit être demandé dans les 6 mois de la notification d'autorisation de regroupement. L'entrée en doit intervenir dans un délai de trois mois à compter de l'obtention du visa. Les membres de la famille admis à le rejoindre doivent se soumettre à un contrôle médical effectué par l'OMI. Lors de la demande, l'intéressé s'engage à laisser entrer les agents de l'OMI dans le logement prévu pour accueillir sa famille afin de vérifier les conditions de logement et participer, ainsi que sa famille, au dispositif mis en place par l'OMI ou la DDASS. Les membres de sa famille admis à le rejoindre reçoivent un titre de séjour de même nature que le sien c'est-à-dire soit une carte de résident (ou un certificat de résidence pour les Algériens), soit une carte de séjour temporaire (ou un certificat de résidence d'un an pour les Algériens). La carte portera la mention " vie privée et familiale " ou " membre de famille " (pour les Algériens et les Tunisiens). Son conjoint(e) doit effectuer la demande de titre de séjour dès son entrée en . Ses enfants doivent faire leur demande dans l'année qui suit leur majorité ou entre 16 et 18 ans, s'ils souhaitent exercer un emploi.

II - Le regroupement familial dans les autres pays de l'Union

L'examen des dispositions en vigueur dans les pays étrangers montre que le regroupement devient partout particulièrement difficile, surtout dans les pays du Nord.

1) Subordonné à des conditions de revenus et de logement, le regroupement familial est limité à la cellule familiale au sens strict

Toutes les législations exigent que l'étranger à l'origine du regroupement puisse subvenir personnellement et durablement aux besoins de sa famille et lui offrir des conditions de logement décentes.

Par ailleurs, dans la plupart des pays de l'UE, les dispositions relatives au regroupement familial sont réservées aux membres de la famille proches, c'est-à-dire au conjoint et aux enfants mineurs, dans la mesure où ils n'ont pas encore fondé leur propre foyer.

Les autres membres de la famille ne sont qu'exceptionnellement admis au titre du regroupement familial élargi. Cette possibilité concerne surtout les ascendants âgés de plus de soixante-cinq ans, dans la mesure où ils dépendent financièrement d'un enfant installé en Europe et où ils sont seuls dans leur pays d'origine.

En effet, les pays les plus ouverts, comme l'Espagne et l'Italie, ont récemment supprimé de la liste des bénéficiaires du regroupement familial les « autres » membres de la famille (frères et soeurs, oncles et tantes…), dont la présence pouvait être justifiée par la dépendance financière.

 
2) Le regroupement familial devient particulièrement difficile, notamment dans les pays du Nord

L'Allemagne et le Danemark ont récemment modifié leur législation sur l'immigration. La loi allemande est entrée en vigueur le 1er janvier 2003, tandis que la loi danoise est entrée en vigueur le 1er juillet 2002.

La récente législation allemande est restrictive pour les enfants : ces dispositions abaissent de seize à douze ans l'âge maximal permettant aux enfants de bénéficier de droit du regroupement familial.

Au Danemark, la loi du 6 juin 2002 dispose que le regroupement familial ne constitue plus un droit, même pour le conjoint et les enfants, et que chaque demande est appréciée séparément. En outre, le regroupement de conjoints n'est possible que lorsque chacun des deux a plus de vingt-quatre ans, l'étranger installé au Danemark devant par ailleurs disposer depuis au moins trois ans d'un titre de séjour d'une durée illimitée, lequel ne peut être obtenu qu'après sept ans.

Aux Pays-Bas, le gouvernement a récemment rendu le regroupement familial plus difficile : l'étranger qui souhaite faire venir sa famille aux Pays-Bas doit être âgé d'au moins vingt et un ans et apporter d'importantes garanties financières. Il doit notamment justifier d'un revenu égal à 130 % du revenu minimal.

 
III - Le test d'intégration civique de base au Pays-Bas, exemple à suivre ?

Les consulats néerlandais n'accordent plus de visas de longue durée qu'après la réussite à des tests payants de langue et de culture néerlandaises. Tous les non Occidentaux désirant vivre ou se marier avec des Néerlandais doivent se soumettre au test, de même que les candidats au regroupement familial, soit quelque 240.000 personnes. C'est une première en Europe . Depuis la loi du 10 juillet 2006, cette mesure est étendue à tous les étrangers non occidentaux résidant aux Pays-Bas depuis 1975. De la réussite à cet examen, qui coûte 350 euros à chaque candidat à l'immigration, dépend désormais l'octroi d'un visa de plus de trois mois aux citoyens du « monde non occidental ». Sont exemptés de ce «test d'intégration civique de base» les ressortissants de l'Union européenne (UE) et de dix autres pays, de même que les nationaux de l'ancienne colonie néerlandaise du Surinam ayant fait leur école primaire en néerlandais, les immigrés hautement qualifiés (pouvant justifier d'un salaire supérieur à 4.500 euros mensuels), sans oublier les filles au pair et les étudiants étrangers. Depuis le 1er janvier 2007, le même examen est obligatoire pour tous les étrangers installés aux Pays-Bas après 1975 (date de l'indépendance du Surinam). Comme dans les consulats, le test d'intégration se déroulera en deux parties de quinze minutes chacune, l'une sur la culture, l'autre sur la langue. Les candidats répondent par téléphone à des questions posées par un ordinateur après achat d'un coffret en vente dans les librairies néerlandaises et sur internet, comprenant un livret, un film de présentation du pays traduit en quatorze langues et un CD de questions-réponses en néerlandais. En cas d'échec, l'examen peut être passé autant de fois que nécessaire.

Conclusion

La question de la redéfinition des conditions de l'immigration légale en France telle que l'envisage le gouvernement, ne peut être isolée du contexte général dans lequel se trouve ce dernier, avec marge d'action en réalité réduite à portion congrue : le traité de Schengen a aboli les frontières intérieures sans renforcer les frontières extérieures, et le traité d'Amsterdam a transféré à la Commission de Bruxelles et au Conseil statuant à la majorité qualifiée, la quasi totalité de nos pouvoirs en matière d'immigration. Le futur traité institutionnel, s'il reprend les parties I et II de la Constitution européenne rejetée, achèvera de rendre obsolète le tout nouveau ministère de l'immigration et de l'identité nationale. En outre, avec une économie de la zone euro qui reste l'éternel "îlot de stagnation dans un océan de croissance", des taux de chômage et de délinquance toujours élevés, une école publique et des quartiers en crise, et plus généralement une société en quête d'identité collective, cet afflux continu de familles que nous ne sommes pas capables d'intégrer apparaît comme une bombe à retardement. Du côté de ces populations qui émigrent, le prétexte humanitaire au regroupement familial est d'ailleurs de plus en plus perçu comme une vaste escroquerie morale, dès lors que l'on fait croire à des familles entières que la France va les accueillir dans de bonnes conditions, pour au final, ne leur offrir chômage, misère et désintégration.


S'il était décidé à récupérer un certain nombre de pouvoirs et rétablir les contrôles fixes aux frontières, quitte à bousculer nos engagements européens, le gouvernement pourrait enfin prendre cet immense problème à bras le corps. Cela passe aussi en effet par la réduction drastique du regroupement familial en France, mais encore par le nécessaire retour à la fermeté s'agissant de l'exécution des arrêtés de reconduite à la frontière. "Fermeté aux frontières, francisation à l'intérieur, et codéveloppement avec le sud" : tels étaient les trois piliers de la politique d'immigration proposée par Philippe de Villiers. Fort d'une expérience exemplaire de dix ans de coopération entre son département de Vendée et plusieurs pays africains comme le Bénin ou Madagascar, l'ex candidat à l'élection présidentielle, préconise un regroupement familial qui se fasse "dans le pays d'origine", politique de codéveloppement à l'appui, afin d'aider les forces vives à se fixer dans leur propre pays. Selon une étude, la politique vendéenne de codéveloppement avec le tiers-monde transposée à l'échelle nationale pourrait en effet tarir jusqu'à 70% des flux migratoires. Comment ne pas l'imaginer même à l'échelle européenne ? Puisse un jour, l'Union européenne être refondée sur le principe des souverainetés nationales coopérant à géométrie variable, telle que nous la proposons, pour être enfin capable de relever cet immense défi.


Par Christophe Beaudouin
Sur le site de l'Observatoire de l'Europe
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14 juin 2007 4 14 /06 /juin /2007 23:47

"Accepter le système de vote prévu par le traité constitutionnel actuel, et donc être relégué à la pire situation de toute l'Union européenne, serait une capitulation. Or une capitulation n'a jamais été un compromis. Ce qui n'empêche que nous sommes capables de faire des compromis." C'est l'avertissement, somme toute tempéré, du Premier ministre polonais Jarosław Kaczyński, adressé quelques jours avant la visite en Pologne du Président Nicolas Sarkozy. Au lieu de défendre le "non" du peuple français qui vient de l'élire à l'Elysée et se ranger aux côtés des Pays-Bas, de la Pologne ou de la Grande-Bretagne pour refonder l'Europe, il défend toujours l'idée d'un "Traité simplifié" reprenant en fait les parties I et II de la constitution européenne, le coeur nucléaire du traité rejeté. Il faudra que l'on nous explique maintenant quels sont, de tous les dangers de la constitution européenne débattus pendant la campagne référendaire, ceux qui seront évités avec le "nouveau" traité...


Pour la Pologne, accepter la Constitution serait une 'capitulation'

Le Premier Ministre polonais, dans un entretien accordé mardi au quotidien Le Monde estime que "La Pologne veut bien aller vers un compromis (…) mais il y a une différence entre la volonté du compromis et l'acceptation de tout". Une réponse directe à destination de Nicolas Sarkozy, qui lors de sa visite jeudi à Varsovie, rencontrera les premières difficultés de la politique et de la diplomatie internationale.

Le Premier ministre Kaczyński souligne que "l'acceptation du système de vote actuel en Europe, est déjà un compromis" car il est "pire que celui qui fonctionne actuellement" (...) "Le mécanisme de prise de décision prévu dans le traité constitutionnel, du point de vue de la Pologne - qui est la seule à avoir le courage de dire ouvertement ce qu'elle pense - contient des risques." En clair, il craint que des groupes de pays, "se retrouvent dans une minorité durable" sur toute une série de sujets cruciaux. Il rappelle en outre qu'il n'y a toujours aucune "délimitation nette entre ce qui appartient à l'Union et ce qui appartient aux Etats-nations", le comble en effet pour une Union qui prétend ne pas se substituer aux Etats-nations. Il en résulte que le principe de subsidiarité est une pure fiction compte tenu de la confusion dans le partage des compétences. M. Kaczyński craint à cet égard les nouvelles compétences accordées par le Traité à la Cour européenne de Luxembourg, "qui se prononce en général contre les prérogatives des Etats-nations", se comportant depuis toujours comme une cour suprême fédérale qui interprète moins le droit qu'il ne le crée pour renforcer sans cesse la supranationalité. 

La Pologne, longtemps privée de sa souveraineté pendant l'ère soviétique sait de quoi elle parle, toutes proportions gardées. Elle n'hésitera donc pas à faire usage de son droit de véto pour bloquer le futur traité européen si les choses devaient se dérouler comme à l'époque de la "Convention européenne", où tout a été décidé "par une poignée de présidents (...) sans la participation des futurs Etats membres", pour aboutir au fameux traité constitutionnel dont la forme et le contenu sont aux antipodes des exigences de la déclaration de Laeken en 2001 : "les principes qui étaient inscrits dans la déclaration de Laeken (décembre 2001), comme la subsidiarité, le renforcement de la position des Etats nations, la démocratie ou les référendums, ont tous disparu" rappelle le Premier ministre.

"Je ne crains pas une Europe allemande" indique-t-il ensuite mais "une Europe qui porterait en elle des conflits entre ceux qui se trouveront, sur les dossiers sérieux, en minorité et ceux qui pourront chercher, avec le temps, d'autres solutions pour eux-mêmes. C'est ce qui nous inquiète et ce que nous voudrions éviter".

Le Premier ministre polonais juge enfin "excellent" le bilan économique pour la Pologne de son adhésion à l'Union européenne avec des exportations qui ont quasiment doublé depuis 2004, une croissance haute (7,4 % au premier trimestre 2007). Rappelons que la Pologne, à l'instar du Danemark, du Royaume Uni ou de la Suède, profite ici au maximum de ne pas être encore dans la zone euro où la croissance est deux fois et demie plus faible que dans la zone "non euro". En outre, d'ici à 2013, la Pologne devrait recevoir encore 67 milliards d'euros d'aides européennes.

Jarosław Kaczyński conclut en dessinant une conception de l'Europe, que nous ne partageons pas complètement, mais originale dans son architecture. Elle devrait selon lui devenir "une véritable superpuissance" élargie à "l'Ukraine, la Turquie et les Balkans" et qui "tout en laissant une plus grande liberté aux Etats sur leurs affaires intérieures (...) crée une force réelle, une force armée, et une direction supranationale qui en disposerait" pour être "un véritable partenaire pour les Etats-Unis". Supranationale sur les questions stratégiques et militaires, donc atlantiste : voilà qui démontre l'une des finalités du supranationalisme - arrimer l'Europe à l'Amérique - et qui nous rappelle l'une des raisons qui nous avaient conduits à rejeter le traité constitutionnel (art I-41) 

La constitution européenne déguisée devrait être signée les 21 et 22 juin à Bruxelles. Auparavant, la Pologne qui accueille jeudi le nouveau chef de l'Etat français, a bien raison de souhaiter "plus de temps" pour "analyser et parlementer sur les questions clefs" et éviter ainsi les graves erreurs de méthode et d'orientation de la constitution européenne. Mais elle subit une intense pression diplomatique et politique pour la forcer à signer un traité dont elle ne veut pas.

Il est d'ailleurs surprenant que notre bouillant Président de la République, pourtant décidé à impulser un vrai changement, se soit résigné à ne rien toucher à l'orientation fédérale européenne (prise depuis l'Acte unique), se contentant de remplacer l'emballage du traité constitutionnel rejeté. Voilà une bien maigre ambition pour une Europe en panne et qui n'a pas tenu un quart de ses promesses... Quel redressement et quelles réformes Nicolas Sarkozy peut-il bien proposer aux Français sans commencer par celle de l'Union européenne, dont dépendent déjà 80% de nos lois et le niveau de notre croissance économique ? 

Le 7 juin dernier à Strasbourg, les eurodéputés, dont ceux de l'UMP, votaient une nouvelle fois un rapport sur le thème "non au non !", tel que le Parlement européen nous en gratifie depuis le 29 mai 2005, dans l'indifférence générale. Celui-ci est signé du tandem Baron-Crespo/Brok et exige "la poursuite du processus constitutionnel en cours, sur le base du traité constitutionnel, si nécessaire sous une forme différente" ( !) Ou comment trahir en chambre un vote référendaire démocratique. Un peu comme si tous les élus non-sarkozystes se réunissaient pour réclamer la démission du nouveau Président de la République et proclamer "la poursuite du processus d'accession de Ségolène Royal à l'Elysée, si nécessaire sous une forme différente". Là bien entendu, ce serait un odieux affront au suffrage universel, un déni de démocratie, un véritable coup d'Etat. Ses auteurs pourraient même être poursuivis pénalement. Mais c'est là heureusement de la pure politique fiction. Nul ne songe à remettre en cause les 53% de suffrages recueillis par Nicolas Sarkozy le 6 mai 2007, ni l'élection imminente de 470 nouveaux députés UMP. Il s'agit "seulement" de s'asseoir sur le résultat d'un référendum et les 55% de suffrages du 29 mai 2005 qui ont dit "non" à l'Europe constitutionnelle. Ouf, on a cru la démocratie en péril...


Par Christophe BEAUDOUIN
Sur le site de l'Observatoire de l'Europe
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Published by Législatives Maine et Loire candidats 2007 Angers - dans Les Débats
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