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Texte libre





Je me présente à vous non pour témoigner avec la sempiternelle compassion des vedettes du grand bal presque trentenaire de l'UMP-S mais pour agir sur le terrain, défendre nos valeurs et construire l'avenir de vos enfants en Anjou.

L'Anjou mérite un renouvellement du paysage politique...des familles politiques. Il faut laisser tomber le rouge-à-lèvre et réinvestir la politique de sa fonction première : protéger le peuple contre les grands malheurs publics plutôt que de s'échiner à lui fabriquer du bonheur privé. Ce propos n'est pas flatteur, mais il est du devoir de l'homme public respectueux de sa nation de dire ce qui ne va pas et surtout d'agir sur les causes, pas de maquiller les symptômes !


En effet, ma conviction profonde est que la droite bisounours nous conduit tout droit vers le socialisme. C'est pourquoi, il faut que la France rurale, patriote et républicaine soit représentée à l'assemblée pour pouvoir peser dans les trop rares débats qui s'annoncent pour les 5 prochaines années, N. SARKOZY ayant rejetté par avance toute idée de referendum et de proportionnelle.

Je suis le candidat de la relève et du courage pour légiférer sur l'éducation, la justice, la défense, contrôler l'action du gouvernement et garantir une ligne politique claire autour de quelques engagements forts, des choix, une hiérarchie de valeurs :
- la Famille plutôt que le mariage homosexuel
- la France des terroirs plutôt que les technocrates de Bruxelles
- la République plutôt que les communautarismes

Le 10 juin, votre voix compte pour la France.
Elle est votre propriété, elle est ma priori
té.Rédacteur Agoravox

Ecrivez-moi

Texte libre



Elu député du Haut-Anjou je m'engage
à forcer le gouvernement à appliquer un programme de droite pour redresser notre pays. Voici le cap politique que je défendrais à l'Assemblée Nationale :


Lancer une politique de codéveloppement ambitieuse avec l'Afrique pour stopper le drame de l'immigration
La France n'a plus les moyens d'accueillir de nouveaux immigrés : elle n'a pas d'autre choix que celui de l'immigration stoppée. En amont, il faut mettre en place une politique de codéveloppement des pays du Tiers-Monde. En aval, une politique de fermeté et de francisation des populations installées sur notre sol.

Promouvoir une grande politique familiale et éducative
Premier cadre d'éducation, de protection et d'entraide, les familles assurent une mission d'intérêt national qui n'est plus valorisée à la hauteur de leur contribution à la stabilité de la société qu'elles étayent avec l'État et l'école. Redonner aux familles la place qui leur est due (les droits) et les rappeler à leurs responsabilités (les devoirs) s'imposent comme une des grandes priorités politiques pour les années à venir.

Promouvoir l'Europe des patries sans la Turquie
La victoire du non au référendum a permis de stopper la fuite en avant de l'Union européenne. Enfermés dans leur schéma fédéraliste, les partisans de la Constitution européenne sont aujourd'hui incapables d'imaginer une autre voie pour l'Europe. Nécessaire pour affronter certains grands défis du XXIe siècle, tels la politique de l'énergie, le codéveloppement ou la lutte contre les réseaux mafieux transnationaux, elle doit pourtant impérativement être relancée. Avant de négocier
avec ses partenaires une charte encadrant strictement l'Union européenne, la France doit provoquer un électrochoc.

Faire appliquer le principe « plus de travail, moins d'impôts »
Entre la mondialisation sauvage et le carcan fiscal et réglementaire qui pèsent sur elles, les entreprises ne sont pas en mesure de s'épanouir. La France ne manque pourtant pas
d'entrepreneurs. Il convient de protéger le travail de la mondialisation, de le libérer et de le promouvoir en privilégiant les artisans, les commerçants et les PME enracinées.

Défendre les 30 000 communes rurales et leurs terroirs
Abandonné par les gouvernements successifs, le monde rural se meurt lentement. Lui redonner sa place est une des grandes priorités de Louis.

État : unité, fermeté, sécurité
Garant du caractère indivisible de la République, l'État est un pilier essentiel. Une nation sans État, c'est le patriotisme qui s'étiole ou, au contraire, s'exacerbe. Rétablir son autorité, c'est rétablir son unité (face au communautarisme), sa fermeté (face aux féodalités syndicales), l'autorité de ses lois,
qui doivent être mises en oeuvre par une administration efficace et sanctionnées par une justice équitable.
15 juin 2007 5 15 /06 /juin /2007 13:00
LORD OF THE DANCE  
 
Jeudi 05 juillet
21h00
 
LORD OF THE DANCE
 
 
  SANDI THOM  
 
Lundi 09 juillet
20h00
 
SANDI THOM
AYO
 
 
  PHILIPPE KATERINE  
 
Samedi 14 juillet
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PHILIPPE KATERINE
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Lundi 16 juillet
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YANNICK NOAH
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Samedi 21 juillet
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JOAN BAEZ
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Vendredi 27 juillet
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FATALS PICARDS
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Dimanche 15 juillet
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14 juin 2007 4 14 /06 /juin /2007 23:57

poutinesoljenitsyne.jpgL’ex-colonel du KGB devenu patron du Kremlin a remis un prestigieux prix d’État, hier, à l’ancien dissident soviétique, un « écrivain majeur » qui a « dédié sa vie à sa patrie ».

C’EST UNE ironie de l’histoire. Alexandre Soljenitsyne, le pourfendeur du totalitarisme soviétique, décoré de l’une des plus hautes distinctions officielles russes par Vladimir Poutine, le chef du Kremlin, accusé de faire reculer la démocratie dans son pays. L’auteur de L’Archipel du goulag, expulsé d’URSS en 1974, récompensé par l’ancien colonel du KGB qui a qualifié la disparition de l’Union soviétique de « plus grande catastrophe géo-politique du siècle ».

Et pourtant, à l’occasion de la fête nationale célébrée hier, Vladimir Poutine a bel et bien signé, la semaine dernière, un oukase décernant le prix d’État à Alexandre Soljenitsyne, « historien majeur », le premier à avoir rapporté « l’une des tragédies de la période soviétique », selon le communiqué du Kremlin. Âgé de 88 ans, affaibli, le lauréat du Nobel de littérature (1970) ne s’est pas déplacé pour recevoir son titre prestigieux. « Alexandre Issaïevitch voit ce prix comme une marque d’attention pour l’oeuvre de toute sa vie », a commenté son épouse Natalia à l’agence Interfax. « Ce prix donne un certain espoir, poursuit-elle, […] que notre pays tire la leçon de son autodestruction au XXe siècle et qu’il ne la répète jamais. »

Résurgence du nationalisme

Le paradoxe n’est qu’apparent. Car depuis son retour d’exil, en 1994, l’écrivain à la barbe de prophète, qui vit reclus dans la région de Moscou, s’est montré de plus en plus sévère pour l’Occident. Il y a un an, dans l’une des rares interviews accordées à la presse, il avait fustigé « l’encerclement total de la Russie » par l’Otan et les États-Unis qui « placent leurs troupes d’occupation dans les pays, l’un après l’autre ». Pour lui, avait-il confié à Moskovskyie Novosti, le rapprochement de la Russie avec l’Otan pourrait conduire « à la chute de la civilisation chrétienne ».

Un discours qui coïncide parfaitement avec celui du Kremlin, même si l’ancien dissident a parfois pris ses distances avec Poutine, sur la Tchétchénie par exemple. Dans son discours à la nation du 26 avril dernier, Vladimir Poutine avait averti que « copier aveuglément les modèles (culturels) étrangers conduira inévitablement à la perte de notre identité nationale ».

Intérêt tactique

Pour le Kremlin, dénoncer « l’impérialisme américain » et les projets de révolution orange fomentés à l’étranger présente un intérêt tactique, à neuf mois de la présidentielle. Rien de tel pour rassembler le peuple autour du clan au pouvoir. Cette résurgence du nationalisme répond cependant à l’aspiration profonde des Russes, humiliés par la chute de l’empire et déboussolés par la fulgurante transformation de la société, à se raccrocher à des valeurs. Mais lesquelles ? Comme pour faire écho à l’appel de Soljenitsyne de revenir aux principes moraux traditionnels, Vladimir Poutine s’affiche régulièrement avec le patriarche orthodoxe de toutes les Russies, Alexis II. Lequel avait reçu en 2006, le prix d’État.

Comme la majorité de ses concitoyens, Soljenitsyne tient Mikhaïl Gorbatchev pour l’un des grands responsables de la capitulation morale de la Russie. « Je respecte Soljenitsyne qui me reproche d’avoir affaibli la Russie, déclarait Gorbatchev le 30 mai dernier, en présence du Figaro. Mais sans la Glasnost (« transparence », terme donné à la politique d’ouverture amorcée en 1985), il serait encore dans le Vermont à couper du bois et signer des autographes. »

Source : Le Figaro

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14 juin 2007 4 14 /06 /juin /2007 23:54

AFP 24.06.07 | Des catholiques  qui occupaient l’église de Niafles (sud de la Mayenne), ont été expulsés dimanche par environ 250 manifestants, dont des habitants du village qui voulaient récupérer leur église, a constaté une correspondante de l’AFP. Des catholiques du rite de Saint-Pie V occupaient les lieux depuis un mois, pour protester contre la décision de l’évêque de Laval, Monseigneur Maillard, de ne pas nommer un nouveau prêtre traditionnaliste dans cette paroisse après la mort de l’abbé Chéhère qui officiait depuis 40 ans. L’évêque avait proposé aux fidèles du rite de Saint-Pie V des messes en latin à Laval. Les manifestants, dont le maire socialiste de Niafles et des habitants venus des communes voisines, ont cassé la porte de la Sacristie, l’entrée principale étant barricadée. Des coups de baton et des coups de poing ont été échangés entre les deux groupes, avant que les traditionnalistes décident d’évacuer les lieux pacifiquement sous les regards d’une quinzaine de gendarmes. Le maire de Niafles (287 habitants), Michel Montécot, a pu annoncer à ses administrés, sous les applaudissements et les cris de joie, qu’il avait récupéré les clés de "son" église. Les fidèles qui occupaient l’édifice jour et nuit ne laissaient entrer personne depuis un mois et célébraient des messes en latin en plein air, à côté de l’église. Ils ont indiqué qu’ils allaient rechercher une autre église "qui veuille bien (les) accueillir.

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14 juin 2007 4 14 /06 /juin /2007 23:51
Immigration familiale : où en sont les Européens ?

I- L'actuelle législation française


1) Qui a droit au regroupement familial ?

Une loi du 24 juillet 2006 relative à l'immigration et l'intégration a déjà quelque peu durcit les conditions du regroupement familial en France. Pour être rejoint par sa famille, un ressortissant étranger doit désormais justifier de 18 mois (au lieu d'un an) de séjour en situation régulière et d'un revenu au moins égal au SMIC (sans les allocations). S'agissant des mariages mixtes, le conjoint étranger d'un français ne pourra obtenir une carte de résident qu'après 3 ans de mariage. Pour obtenir la carte de séjour, il faut déjà avoir obtenu un visa de long séjour. Par ailleurs, les nouveaux arrivants souhaitant s'installer en de façon durable doivent signer un « contrat d'accueil et d'intégration » par lequel ils s'engagent à suivre une formation linguistique et civique. La carte de résident peut être accordée à 3 conditions : « l'engagement personnel de respecter les principes qui régissent la République française, le respect effectif de ces principes et une connaissance suffisante de la langue française ». Les étrangers dont "la personnalité et le talent constituent des atouts pour le développement et le rayonnement de la " peuvent bénéficier d'une carte de séjour de trois ans renouvelable.

 2) A quelles conditions de ressource et de logement peut-on y accéder ?

Il faut justifier de revenus stables et équivalents au moins au SMIC (au cours des 12 mois précédant la demande), toutes les ressources du foyer étant prises en compte, à l'exception des prestations familiales. Cependant, si les ressources ne sont pas suffisantes, une décision favorable peut être prise y compris après le dépôt de la demande, si le demandeur a un emploi et des revenus stables.

Par ailleurs, il faut justifier de disposer à la date d'arrivée de la famille d'un logement qui réponde aux normes minimales de confort et d'habitabilité. Le logement doit présenter une surface habitable  pour 2 personnes de 16m², pour 3 personnes de 25m², pour 4 personnes de 34m² etc.

 
3) Quelle est la procédure à suivre ?

Le demandeur s'adresse à la Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales (DDASS) ou directement à l'OMI dans certains départements. Si le dossier est complet, il est remis une attestation de dépôt. La DDASS transmet le dossier à l'Office des migrations internationales qui vérifie les conditions de logement et de ressources. Le maire reçoit le dossier de l'OMI pour avis. L'avis est réputé favorable à l'expiration d'un délai de deux mois. A l'expiration du délai de deux mois, l'OMI transmet pour instruction le dossier à la DDASS qui notifie au demandeur sa décision. L'absence de décision par la DDASS dans le délai de six mois à compter de la date de dépôt du dossier vaut rejet de la demande.

4) Le cas particulier des ressortissants du Maghreb

Les ressortissants des pays de l'Union européenne et du Maghreb relèvent de régimes particuliers. Si le demandeur est originaire d'Algérie et dispose d'un certificat de résidence d'au moins un an, la condition de durée de résidence (au moins 18 mois de séjour en France) ne le concerne pas. Un enfant qui lui est confié par décision judiciaire (kafala) est admis à séjourner en au titre du regroupement familial. Pour les Algériens polygames, une seule épouse est en principe autorisée à résider en France avec ses enfants ainsi que les enfants nés des autres épouses (qui, elles, ne sont pas autorisés à résider en France). La procédure à suivre est alors la suivante. Pour être admis en , les membres de la famille du demandeur doivent être munis d'un visa qui doit être demandé dans les 6 mois de la notification d'autorisation de regroupement. L'entrée en doit intervenir dans un délai de trois mois à compter de l'obtention du visa. Les membres de la famille admis à le rejoindre doivent se soumettre à un contrôle médical effectué par l'OMI. Lors de la demande, l'intéressé s'engage à laisser entrer les agents de l'OMI dans le logement prévu pour accueillir sa famille afin de vérifier les conditions de logement et participer, ainsi que sa famille, au dispositif mis en place par l'OMI ou la DDASS. Les membres de sa famille admis à le rejoindre reçoivent un titre de séjour de même nature que le sien c'est-à-dire soit une carte de résident (ou un certificat de résidence pour les Algériens), soit une carte de séjour temporaire (ou un certificat de résidence d'un an pour les Algériens). La carte portera la mention " vie privée et familiale " ou " membre de famille " (pour les Algériens et les Tunisiens). Son conjoint(e) doit effectuer la demande de titre de séjour dès son entrée en . Ses enfants doivent faire leur demande dans l'année qui suit leur majorité ou entre 16 et 18 ans, s'ils souhaitent exercer un emploi.

II - Le regroupement familial dans les autres pays de l'Union

L'examen des dispositions en vigueur dans les pays étrangers montre que le regroupement devient partout particulièrement difficile, surtout dans les pays du Nord.

1) Subordonné à des conditions de revenus et de logement, le regroupement familial est limité à la cellule familiale au sens strict

Toutes les législations exigent que l'étranger à l'origine du regroupement puisse subvenir personnellement et durablement aux besoins de sa famille et lui offrir des conditions de logement décentes.

Par ailleurs, dans la plupart des pays de l'UE, les dispositions relatives au regroupement familial sont réservées aux membres de la famille proches, c'est-à-dire au conjoint et aux enfants mineurs, dans la mesure où ils n'ont pas encore fondé leur propre foyer.

Les autres membres de la famille ne sont qu'exceptionnellement admis au titre du regroupement familial élargi. Cette possibilité concerne surtout les ascendants âgés de plus de soixante-cinq ans, dans la mesure où ils dépendent financièrement d'un enfant installé en Europe et où ils sont seuls dans leur pays d'origine.

En effet, les pays les plus ouverts, comme l'Espagne et l'Italie, ont récemment supprimé de la liste des bénéficiaires du regroupement familial les « autres » membres de la famille (frères et soeurs, oncles et tantes…), dont la présence pouvait être justifiée par la dépendance financière.

 
2) Le regroupement familial devient particulièrement difficile, notamment dans les pays du Nord

L'Allemagne et le Danemark ont récemment modifié leur législation sur l'immigration. La loi allemande est entrée en vigueur le 1er janvier 2003, tandis que la loi danoise est entrée en vigueur le 1er juillet 2002.

La récente législation allemande est restrictive pour les enfants : ces dispositions abaissent de seize à douze ans l'âge maximal permettant aux enfants de bénéficier de droit du regroupement familial.

Au Danemark, la loi du 6 juin 2002 dispose que le regroupement familial ne constitue plus un droit, même pour le conjoint et les enfants, et que chaque demande est appréciée séparément. En outre, le regroupement de conjoints n'est possible que lorsque chacun des deux a plus de vingt-quatre ans, l'étranger installé au Danemark devant par ailleurs disposer depuis au moins trois ans d'un titre de séjour d'une durée illimitée, lequel ne peut être obtenu qu'après sept ans.

Aux Pays-Bas, le gouvernement a récemment rendu le regroupement familial plus difficile : l'étranger qui souhaite faire venir sa famille aux Pays-Bas doit être âgé d'au moins vingt et un ans et apporter d'importantes garanties financières. Il doit notamment justifier d'un revenu égal à 130 % du revenu minimal.

 
III - Le test d'intégration civique de base au Pays-Bas, exemple à suivre ?

Les consulats néerlandais n'accordent plus de visas de longue durée qu'après la réussite à des tests payants de langue et de culture néerlandaises. Tous les non Occidentaux désirant vivre ou se marier avec des Néerlandais doivent se soumettre au test, de même que les candidats au regroupement familial, soit quelque 240.000 personnes. C'est une première en Europe . Depuis la loi du 10 juillet 2006, cette mesure est étendue à tous les étrangers non occidentaux résidant aux Pays-Bas depuis 1975. De la réussite à cet examen, qui coûte 350 euros à chaque candidat à l'immigration, dépend désormais l'octroi d'un visa de plus de trois mois aux citoyens du « monde non occidental ». Sont exemptés de ce «test d'intégration civique de base» les ressortissants de l'Union européenne (UE) et de dix autres pays, de même que les nationaux de l'ancienne colonie néerlandaise du Surinam ayant fait leur école primaire en néerlandais, les immigrés hautement qualifiés (pouvant justifier d'un salaire supérieur à 4.500 euros mensuels), sans oublier les filles au pair et les étudiants étrangers. Depuis le 1er janvier 2007, le même examen est obligatoire pour tous les étrangers installés aux Pays-Bas après 1975 (date de l'indépendance du Surinam). Comme dans les consulats, le test d'intégration se déroulera en deux parties de quinze minutes chacune, l'une sur la culture, l'autre sur la langue. Les candidats répondent par téléphone à des questions posées par un ordinateur après achat d'un coffret en vente dans les librairies néerlandaises et sur internet, comprenant un livret, un film de présentation du pays traduit en quatorze langues et un CD de questions-réponses en néerlandais. En cas d'échec, l'examen peut être passé autant de fois que nécessaire.

Conclusion

La question de la redéfinition des conditions de l'immigration légale en France telle que l'envisage le gouvernement, ne peut être isolée du contexte général dans lequel se trouve ce dernier, avec marge d'action en réalité réduite à portion congrue : le traité de Schengen a aboli les frontières intérieures sans renforcer les frontières extérieures, et le traité d'Amsterdam a transféré à la Commission de Bruxelles et au Conseil statuant à la majorité qualifiée, la quasi totalité de nos pouvoirs en matière d'immigration. Le futur traité institutionnel, s'il reprend les parties I et II de la Constitution européenne rejetée, achèvera de rendre obsolète le tout nouveau ministère de l'immigration et de l'identité nationale. En outre, avec une économie de la zone euro qui reste l'éternel "îlot de stagnation dans un océan de croissance", des taux de chômage et de délinquance toujours élevés, une école publique et des quartiers en crise, et plus généralement une société en quête d'identité collective, cet afflux continu de familles que nous ne sommes pas capables d'intégrer apparaît comme une bombe à retardement. Du côté de ces populations qui émigrent, le prétexte humanitaire au regroupement familial est d'ailleurs de plus en plus perçu comme une vaste escroquerie morale, dès lors que l'on fait croire à des familles entières que la France va les accueillir dans de bonnes conditions, pour au final, ne leur offrir chômage, misère et désintégration.


S'il était décidé à récupérer un certain nombre de pouvoirs et rétablir les contrôles fixes aux frontières, quitte à bousculer nos engagements européens, le gouvernement pourrait enfin prendre cet immense problème à bras le corps. Cela passe aussi en effet par la réduction drastique du regroupement familial en France, mais encore par le nécessaire retour à la fermeté s'agissant de l'exécution des arrêtés de reconduite à la frontière. "Fermeté aux frontières, francisation à l'intérieur, et codéveloppement avec le sud" : tels étaient les trois piliers de la politique d'immigration proposée par Philippe de Villiers. Fort d'une expérience exemplaire de dix ans de coopération entre son département de Vendée et plusieurs pays africains comme le Bénin ou Madagascar, l'ex candidat à l'élection présidentielle, préconise un regroupement familial qui se fasse "dans le pays d'origine", politique de codéveloppement à l'appui, afin d'aider les forces vives à se fixer dans leur propre pays. Selon une étude, la politique vendéenne de codéveloppement avec le tiers-monde transposée à l'échelle nationale pourrait en effet tarir jusqu'à 70% des flux migratoires. Comment ne pas l'imaginer même à l'échelle européenne ? Puisse un jour, l'Union européenne être refondée sur le principe des souverainetés nationales coopérant à géométrie variable, telle que nous la proposons, pour être enfin capable de relever cet immense défi.


Par Christophe Beaudouin
Sur le site de l'Observatoire de l'Europe
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14 juin 2007 4 14 /06 /juin /2007 23:47

"Accepter le système de vote prévu par le traité constitutionnel actuel, et donc être relégué à la pire situation de toute l'Union européenne, serait une capitulation. Or une capitulation n'a jamais été un compromis. Ce qui n'empêche que nous sommes capables de faire des compromis." C'est l'avertissement, somme toute tempéré, du Premier ministre polonais Jarosław Kaczyński, adressé quelques jours avant la visite en Pologne du Président Nicolas Sarkozy. Au lieu de défendre le "non" du peuple français qui vient de l'élire à l'Elysée et se ranger aux côtés des Pays-Bas, de la Pologne ou de la Grande-Bretagne pour refonder l'Europe, il défend toujours l'idée d'un "Traité simplifié" reprenant en fait les parties I et II de la constitution européenne, le coeur nucléaire du traité rejeté. Il faudra que l'on nous explique maintenant quels sont, de tous les dangers de la constitution européenne débattus pendant la campagne référendaire, ceux qui seront évités avec le "nouveau" traité...


Pour la Pologne, accepter la Constitution serait une 'capitulation'

Le Premier Ministre polonais, dans un entretien accordé mardi au quotidien Le Monde estime que "La Pologne veut bien aller vers un compromis (…) mais il y a une différence entre la volonté du compromis et l'acceptation de tout". Une réponse directe à destination de Nicolas Sarkozy, qui lors de sa visite jeudi à Varsovie, rencontrera les premières difficultés de la politique et de la diplomatie internationale.

Le Premier ministre Kaczyński souligne que "l'acceptation du système de vote actuel en Europe, est déjà un compromis" car il est "pire que celui qui fonctionne actuellement" (...) "Le mécanisme de prise de décision prévu dans le traité constitutionnel, du point de vue de la Pologne - qui est la seule à avoir le courage de dire ouvertement ce qu'elle pense - contient des risques." En clair, il craint que des groupes de pays, "se retrouvent dans une minorité durable" sur toute une série de sujets cruciaux. Il rappelle en outre qu'il n'y a toujours aucune "délimitation nette entre ce qui appartient à l'Union et ce qui appartient aux Etats-nations", le comble en effet pour une Union qui prétend ne pas se substituer aux Etats-nations. Il en résulte que le principe de subsidiarité est une pure fiction compte tenu de la confusion dans le partage des compétences. M. Kaczyński craint à cet égard les nouvelles compétences accordées par le Traité à la Cour européenne de Luxembourg, "qui se prononce en général contre les prérogatives des Etats-nations", se comportant depuis toujours comme une cour suprême fédérale qui interprète moins le droit qu'il ne le crée pour renforcer sans cesse la supranationalité. 

La Pologne, longtemps privée de sa souveraineté pendant l'ère soviétique sait de quoi elle parle, toutes proportions gardées. Elle n'hésitera donc pas à faire usage de son droit de véto pour bloquer le futur traité européen si les choses devaient se dérouler comme à l'époque de la "Convention européenne", où tout a été décidé "par une poignée de présidents (...) sans la participation des futurs Etats membres", pour aboutir au fameux traité constitutionnel dont la forme et le contenu sont aux antipodes des exigences de la déclaration de Laeken en 2001 : "les principes qui étaient inscrits dans la déclaration de Laeken (décembre 2001), comme la subsidiarité, le renforcement de la position des Etats nations, la démocratie ou les référendums, ont tous disparu" rappelle le Premier ministre.

"Je ne crains pas une Europe allemande" indique-t-il ensuite mais "une Europe qui porterait en elle des conflits entre ceux qui se trouveront, sur les dossiers sérieux, en minorité et ceux qui pourront chercher, avec le temps, d'autres solutions pour eux-mêmes. C'est ce qui nous inquiète et ce que nous voudrions éviter".

Le Premier ministre polonais juge enfin "excellent" le bilan économique pour la Pologne de son adhésion à l'Union européenne avec des exportations qui ont quasiment doublé depuis 2004, une croissance haute (7,4 % au premier trimestre 2007). Rappelons que la Pologne, à l'instar du Danemark, du Royaume Uni ou de la Suède, profite ici au maximum de ne pas être encore dans la zone euro où la croissance est deux fois et demie plus faible que dans la zone "non euro". En outre, d'ici à 2013, la Pologne devrait recevoir encore 67 milliards d'euros d'aides européennes.

Jarosław Kaczyński conclut en dessinant une conception de l'Europe, que nous ne partageons pas complètement, mais originale dans son architecture. Elle devrait selon lui devenir "une véritable superpuissance" élargie à "l'Ukraine, la Turquie et les Balkans" et qui "tout en laissant une plus grande liberté aux Etats sur leurs affaires intérieures (...) crée une force réelle, une force armée, et une direction supranationale qui en disposerait" pour être "un véritable partenaire pour les Etats-Unis". Supranationale sur les questions stratégiques et militaires, donc atlantiste : voilà qui démontre l'une des finalités du supranationalisme - arrimer l'Europe à l'Amérique - et qui nous rappelle l'une des raisons qui nous avaient conduits à rejeter le traité constitutionnel (art I-41) 

La constitution européenne déguisée devrait être signée les 21 et 22 juin à Bruxelles. Auparavant, la Pologne qui accueille jeudi le nouveau chef de l'Etat français, a bien raison de souhaiter "plus de temps" pour "analyser et parlementer sur les questions clefs" et éviter ainsi les graves erreurs de méthode et d'orientation de la constitution européenne. Mais elle subit une intense pression diplomatique et politique pour la forcer à signer un traité dont elle ne veut pas.

Il est d'ailleurs surprenant que notre bouillant Président de la République, pourtant décidé à impulser un vrai changement, se soit résigné à ne rien toucher à l'orientation fédérale européenne (prise depuis l'Acte unique), se contentant de remplacer l'emballage du traité constitutionnel rejeté. Voilà une bien maigre ambition pour une Europe en panne et qui n'a pas tenu un quart de ses promesses... Quel redressement et quelles réformes Nicolas Sarkozy peut-il bien proposer aux Français sans commencer par celle de l'Union européenne, dont dépendent déjà 80% de nos lois et le niveau de notre croissance économique ? 

Le 7 juin dernier à Strasbourg, les eurodéputés, dont ceux de l'UMP, votaient une nouvelle fois un rapport sur le thème "non au non !", tel que le Parlement européen nous en gratifie depuis le 29 mai 2005, dans l'indifférence générale. Celui-ci est signé du tandem Baron-Crespo/Brok et exige "la poursuite du processus constitutionnel en cours, sur le base du traité constitutionnel, si nécessaire sous une forme différente" ( !) Ou comment trahir en chambre un vote référendaire démocratique. Un peu comme si tous les élus non-sarkozystes se réunissaient pour réclamer la démission du nouveau Président de la République et proclamer "la poursuite du processus d'accession de Ségolène Royal à l'Elysée, si nécessaire sous une forme différente". Là bien entendu, ce serait un odieux affront au suffrage universel, un déni de démocratie, un véritable coup d'Etat. Ses auteurs pourraient même être poursuivis pénalement. Mais c'est là heureusement de la pure politique fiction. Nul ne songe à remettre en cause les 53% de suffrages recueillis par Nicolas Sarkozy le 6 mai 2007, ni l'élection imminente de 470 nouveaux députés UMP. Il s'agit "seulement" de s'asseoir sur le résultat d'un référendum et les 55% de suffrages du 29 mai 2005 qui ont dit "non" à l'Europe constitutionnelle. Ouf, on a cru la démocratie en péril...


Par Christophe BEAUDOUIN
Sur le site de l'Observatoire de l'Europe
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14 juin 2007 4 14 /06 /juin /2007 19:24

Le 30 juin, la procession dansante rituelle sur laquelle le lobby homosexuel compte pour faire valoir ses revendications traversera la capitale. Au nom de l’égalité.

« Egalité : ne transigeons pas ! ». C’est sous ce mot d’ordre que la Gay pride se déroulera le 30 juin. Il faut désormais l’appeler « Marche des fiertés », même si, derrière ces labels successifs, certains suspectent un déni, l’aveu d’un sentiment de culpabilité. La marche organisée par l’Inter-LGBT (Interassociative Lesbienne, Gay, Bi et Trans) joue toujours sur la combinaison entre la fête « populaire » marquée par l’affluence des spectateurs, attirés par le festival musical et les chars abracadabrantesques, et la revendication.

On trouvera, en tête du défilé, de multiples personnalités associatives ou politiques, cautionnant à la fois les scènes dénudées qui s’exhiberont sur le parcours, sans précaution pour les enfants, et une revendication égalitariste à décrypter.

Même si la marche penche à gauche avec, dans ses organisateurs, les officines homosexuelles des socialistes, du PCF, des Verts et de la ligue communiste révolutionnaire, on devrait y trouver quelques figures emblématiques de la majorité présidentielle. Les « confréries » gays de diverses entreprises ou organisations syndicales sont également annoncées : FSU, pour l’enseignement, Flag ! pour la police, Rainbhôpital pour la santé, et Homobus pour la RATP, elle-même sponsor officiel de l’opération, à en croire l’apposition de son logo sur son dossier de presse, aux côtés de ceux de la radio gay « FG » et du SNEG (syndicat national des entreprises gays).

C’est une « culture » communautariste multiforme qui revendique de faire bouger les Parisiens, avec le dessein d’entraîner la société hexagonale dans la danse. Pied de nez aux résistances des religions, plusieurs groupes se revendiquent d’elles comme, pour le christianisme, David et Jonathan dont le libellé veut faire croire que l’amitié biblique fut sexuelle.

L’enjeu de la marche 2007 ce sont les promesses du candidat Sarkozy. Le Président avait promis un Contrat d’Union Civile en mairie offrant les avantages patrimoniaux et fiscaux du mariage. Mais l’Inter-LGBT préférerait à ce contrat réservé aux personnes homosexuelles l’évolution du Pacs. Il ne manque plus à ce dernier que la signature en mairie pour singer définitivement le mariage civil, l’engagement et l’utilité sociale en moins.

L’Inter-LGBT préfère-t-elle demeurer dans la posture victimaire qui a déjà rallié tant de soutiens à la cause gay ? Elle a progressivement conquis des positions culturelles, médiatiques, éducatives, judiciaires, législatives et politiques. Faire passer Sarkozy pour un homophobe après lui avoir fait confesser son homophilie pourrait s’avérer payant à moyen terme, même si, à court terme, cela plombe le Contrat d’Union Civile en mairie.

Chaque camp trouverait son compte dans cette fracture affichée. La majorité des maires ne veut pas de ce type de célébration et la réélection du député Christian Vanneste, face auquel l’UMP n’avait pas investi de candidat, est révélatrice. Les électeurs de sa circonscription ont été soit insensibles à son lynchage médiatique, soit en ont été irrités. La sanction des urnes ramène régulièrement les politiques au pays réel.

Les relations ne sont toutefois pas rompues entre majorité et LGBT : reçu à l’approche du 30 juin par le cabinet de François Fillon, son porte-parole, Alain Piriou, a réclamé la réalisation de la promesse présidentielle du « statut de beau parent » homosexuel et réclamé « le déblocage d’un dialogue avec le ministère de l’Education nationale ». Toujours la même tactique : utiliser ce qui reste de résistance des pouvoirs publics pour entrer davantage dans la place. Même le cabinet du ministre de l’Immigration et de l’identité nationale a déjà cru bon de recevoir l’Inter-LGBT pour étudier la situation des « couples bi-nationaux pacsés ».

Ce même 30 juin se déroulera une « Europride » à Madrid où le lobby gay prétend réunir 2,5 millions de participants. En ligne de mire la Pologne, qui vient d’écarter des programmes éducatifs ce qui ferait la part belle à la promotion de l’homosexualité.

Dans plusieurs pays de l’ancien bloc de l’Est les manifestations homosexuelles provoquent des réactions qui choquent les observateurs étrangers : violence populaire et répression policière. Or, l’Inter-LGBT voit dans le « mini-traité » européen proposé par Nicolas Sarkozy l’occasion de faire appliquer partout les « dispositions anti-discrimination ».

Mais jusqu’où aller ? Le magazine homosexuel Têtu du 31 mai dernier semble se réjouir qu’un bar gay d’Australie se soit vu reconnaître par la Justice l’autorisation de refuser son accès… aux « hétérosexuels ». Vous avez dit discrimination ?

Tugdual Derville
France catholique

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14 juin 2007 4 14 /06 /juin /2007 17:17
J'évoquais dans de précédents communiqués, le manque de sérieux de la candidature de Madame le Ministre de la Santé, Roselyne BACHELOT.
Aussi, il faut espérer que son suppléant-successeur Paul JEANNETEAU n'accepte pas tout l'héritage de sa matronne. Les angevins du terroir sauront veiller et lui rappeller qu'ils ont pu voter pour lui mais pas pour Roselyne Bachelot, ni pour ses idées (d'ailleurs réélue plus péniblement qu'en 2002 : Elle perd 1 000 voix soit près de 4 points, pendant que son adversaire socialiste en gagne plus de 2 000).
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14 juin 2007 4 14 /06 /juin /2007 17:09
 Les adversaires de l’introduction de la proportionnelle aux législatives affirment qu’elle rendrait l’Assemblée "ingouvernable." En réponse, voici ci-dessous les résultats que cela aurait entraîné pour les législatives achevées hier: une Assemblée plus représentative, sans priver le gouvernement d’une majorité stable.
A l’exception de l’UMP, tous les partis politiques se sont, d’une façon ou d’une autre, prononcés pour l’ajout d’une dose de proportionnelle aux élections législatives. Ceci, afin d’avoir une Assemblée nationale qui représente plus fidèlement les opinions des électeurs. Il serait à ce titre intéressant de voir l’Assemblée que cela aurait donné si cette réforme avait été appliquée aux législatives qui viennent de s’achever. Etant militants du MoDem, nous retiendrons dans cette modélisation la proposition de réforme de François Bayrou : adopter le système allemand, à savoir la moitié des députés élus par circonscription, et l’autre moitié élue à la proportionnelle.

Concernant les 577 députés élus par circonscriptions, il nous suffit de recopier les résultats réels du second tour. A savoir, en nombre de sièges :

Parti Sièges circo.
LO 0
LCR 0
Div Ext. Gauche 0
PCF 17
PS/PRG/MRC 210
Dvg 0
Verts 4
MoDem 4
Nouveau centre 22
UMP 318
Dvd 0
MPF 2
FN 0
MNR 0
CPNT 0
Divers 0
(source : estimation Ipsos/Dell dimanche 17 juin à 22h)

Concernant les 577 députés supplémentaires élus à la proportionnelle, on doit d’abord relever les scores des partis politiques, en prenant logiquement leur nombre de voix du premier tour. A savoir, en pourcentage :

Parti Voix 1er tour
LO 1,0%
LCR 2,1%
Div Ext. Gauche 0,6%
PCF 4,8%
PS/PRG/MRC 27,2%
Dvg 1,2%
Verts 2,8%
MoDem 7,5%
Nouveau Centre 2,2%
UMP 40,6%
Dvd 1,2%
MPF 1,2%
FN 4,6%
MNR 0,4%
CPNT 0,9%
Divers 1,7%
(source : estimation Ipsos/Dell lundi 10 juin)

En appliquant cette répartition aux 577 sièges supplémentaires «  virtuels » qu’on pourvoit à la proportionnelle, on obtient ainsi, en nombre de sièges :

Parti Sièges prop.
LO 6
LCR 12
Div Ext. Gauche 3
PCF 28
PS/PRG/MRC 157
Dvg 7
Verts 16
MoDem 43
Nouveau centre 13
UMP 234
Dvd 7
MPF 7
FN 27
MNR 2
CPNT 5
Divers 10

Reste à additionner les députés élus par circonscription et les députés élus à la proportionnelle pour obtenir notre Assemblée « virtuelle ». Ce qui nous donne, en sièges :

Parti Sièges (circo+prop)
LO 6
LCR 12
Div Ext. Gauche 3
PCF 45
PS/PRG/MRC 367
Dvg 7
Verts 20
MoDem 47
Nouveau centre 35
UMP 552
Dvd 7
MPF 9
FN 27
MNR 2
CPNT 5
Divers 10

Enfin, comparons l’Assemblée réelle et notre Assemblée virtuelle :

ASSEMBLEE RELLE ISSUE DES DERNIERES LEGISLATIVES
MODE DE SCRUTIN ACTUEL (députés uniquement élus par circonscriptions)

7109d2d7a911f5ebd838a3415c2a13c6.png
(cliquez ici pour agrandir l’image dans une nouvelle fenêtre)
ASSEMBLEE VIRTUELLE ISSUE DES DERNIERES LEGISLATIVES
(la moitié des députés élus par circonscriptions,
l’autre moitié élue à la proportionnelle)

ccd757480a58d0ba4ca219d39d489554.png
(cliquez ici pour agrandir l’image dans une nouvelle fenêtre)

Si l’on compare notre Assemblée virtuelle à l’Assemblée réelle, on constate que :


-  L’UMP n’est plus majoritaire seule, mais la coalition de droite (UMP, Nouveau Centre, MPF) dispose de la majorité absolue qui permet de gouverner ;
- La diversité des opinions politiques des Français est représentée de façon satisfaisante, puisque toutes les sensibilités ont une place sans que l’Assemblée devienne ingérable ;
- Pour adopter des réformes capitales (révision de la Constitution, vote d’une loi organique, etc.), qui généralement nécessite une majorité d’au moins deux tiers des voix, la coalition de droite a besoin de trouver un compromis avec l’opposition.

Or l’argument passé en boucle par les adversaires de l’élection de la moitié des députés à la proportionnelle, c’est que ce mode de scrutin accoucherait d’une Assemblée « ingouvernable », « sans majorité pour gouverner. » Notre simulation sur les dernières législatives prouve que c’est totalement faux, et qu’à l’inverse, ce mode de scrutin n’a que des avantages. Il permet de représenter plus équitablement la diversité des opinions des Français, sans empêcher l’apparition d’une majorité stable.
...

Source : Thomas Guénolé
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14 juin 2007 4 14 /06 /juin /2007 17:02

Édition du mardi 26 juin 2007

La Catho sera-t-elle obligée de changer de nom ?

Une lettre du rectorat de Nantes, intimant l'ordre à l'université catholique de l'Ouest de ne plus se prévaloir de ce titre, suscite la perplexité.

Faculté libre de l'Ouest ou institut catholique de l'Ouest ? Ce sera peut-être la nouvelle appellation de l'université catholique de l'Ouest (UCO) en vertu d'une loi datant de... 1880 ! Explications : la Catho a reçu, voici trois mois, un courrier du rectorat de Nantes lui demandant expressément de ne plus utiliser le titre « d'université ». Tout cela en vertu de cette ancienne loi revenue au goût du jour, en raison de plaintes récurrentes.

Hier, à l'université catholique de l'Ouest, lors de la remise de la légion d'honneur au recteur Robert Rousseau (lire ci-dessous), la perplexité et l'incompréhension dominaient. Véronique Margron, doyenne de la faculté de théologie s'interrogeait : « Où sont les vrais enjeux, les combats à mener pour que des étudiants soient capables de penser par eux-mêmes, de grandir et s'épanouir, de trouver du travail · Au regard de l'Europe et de la place des universités, la Catho a amplement le droit de porter ce titre. » Et d'argumenter, à l'intention de ceux qui en douteraient : « Venez voir comment l'on vit. » Avant de s'étonner de réactions « d'un autre temps », elle qui avoue son amour profond pour la laïcité, « que nous essayons de servir avec un véritable esprit d'ouverture ».

Monseigneur Patrick Valdrini, recteur émérite de l'institut catholique de Paris, conseiller culturel de l'ambassade de France près le Saint-Siège, estimait quant à lui que cette loi est liée à un contexte historique. « Aujourd'hui, ce contexte a changé. Cette loi paraît démesurée. Il s'agit d'un combat déplacé : les recteurs (des cinq universités catholiques françaises, NDLR) ont toujours été très intégrés à la vie universitaire dans son ensemble. »

Dans un billet publié dans La Vie ce dimanche, Véronique Margron enfonce le clou : « La Catho porte depuis le Moyen Age le beau nom d'université, une communauté originale qui conjuguait l'un et le divers. » En attendant, l'encyclopédie référence sur internet, Wikipédia, a déjà fait disparaître les appellations « universités catholiques » au profit des noms « instituts catholiques ».

Laurent BEAUVALLET.

Ouest-France
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14 juin 2007 4 14 /06 /juin /2007 11:16
PARIS (AFP) - La construction de mosquées bute sur l'interprétation de la loi

Le chantier de la mosquée de Montreuil (Seine-Saint-Denis) va prendre du retard, comme celui de Marseille et pour la même raison, le tribunal administratif ayant assimilé à une subvention le faible loyer (1 euro) demandé en contrepartie de la location du terrain.

Dans les deux cas, les plaignants ont invoqué l'article 2 de la loi de 1905 sur la séparation des églises et de l'Etat: "La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte".

Voire. Depuis 1905, des centaines d'églises, temples, synagogues, mosquées ont été construits en France, grâce aux baux emphytéotiques (de très longue durée) accordés par les communes. "A Montreuil, on bute sur l'euro symbolique alors que dans les années 30 on a accordé des baux emphytéotiques à l'Eglise catholique en Ile-de-France pour 1.000 francs, l'équivalent de 1,50 euro!", soulignait lundi soir Didier Leschi, directeur du bureau des cultes au ministère de l'Intérieur.

Pour lui, "la question de fond c'est qu'il y a deux poids deux mesures: actuellement les baux emphytéotiques ne sont remis en cause que lorsqu'ils concernent des mosquées".

En 2004 dans son rapport sur la laïcité, le Conseil d'Etat n'a pas remis en cause les baux emphytéotiques et le code de la propriété publique a été modifié par une ordonnance du 21 avril 2006 détaillant les possibles bénéficiaires. "Remettre ces baux en cause est une "interprétation restrictive de la loi", argumente Didier Leschi. "L'application du droit sans conscience n'est que ruine de l'âme", s'amuse-t-il.

Lors de l'entrée en vigueur de la loi de 1905 sur la séparation des églises et de l'Etat, celui-ci est devenu propriétaire des édifices cultuels existants. Le problème de la construction de lieux de culte se pose donc surtout pour les religions peu ou pas implantées en France en 1905, comme l'islam et les évangéliques.

Les projets ne manquent pas mais la réalisation est souvent contrariée, officiellement au nom du principe de laïcité ou de la rigueur budgétaire.

A Marseille, le projet a été retoqué et sera à nouveau examiné en juillet. A Bordeaux, il y a un litige sur le prix du terrain que doit acheter la mairie pour le louer à l'association musulmane...

A Créteil, la communauté a payé la mosquée et la municipalité a subventionné la partie culturelle attenante. A Clichy-Montfermeil (Seine-Saint-Denis), le projet a finalement vu le jour après trois ans de discussions concernant le terrain à bâtir. A Perpignan en revanche, tout s'est passé sans problème et, le jour de l'inauguration, le maire Jean-Pierre Alduy voyait dans ce projet une illustration de "la laïcité ouverte", dans le "strict respect de l'esprit de la loi de 1905".

Autrement dit, la loi de 1905 n'interdit rien. Nicolas Sarkozy, alors candidat, disait en avril qu'"il n'y a aucune raison pour qu'une religion ne puisse pas vivre son son culte tranquillement".

Quand il était ministre de l'Intérieur, il avait demandé au professeur Jean-Pierre Machelon d'étudier un toilettage de la loi de 1905. Celui-ci avait notamment proposé d'autoriser les communes à financer ouvertement les lieux de culte. Le rapport a été remis en septembre 2006 et n'a eu jusqu'ici aucune suite.

L'islam est la deuxième religion de France avec environ 4 millions de musulmans. En 2005, ils disposaient de quelque 1.500 mosquées ou lieux de culte, alors que chaque village compte une église catholique.

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